An 406

         La grande invasion des barbares fut pour la Champagne une terrible épreuve. Langres et Reims furent brûlés par les Vandales.

 

An 818

         Un diplôme des empereurs Louis et Lother, que l’on rapporte à l’an 818, confirme à l’église de Reims la possession de divers biens dont ces princes viennent d’ordonner la restitution. Parmi ces biens, il y en avait qui étaient situés dans le pagus Remensis, à la villa Lucida. La villa Lucida n’est autre que Ludes ou plutôt Lude, comme on écrivait jadis.

 

An 882

         Les Normands ravagent une nouvelle fois Reims et la Champagne.

 

Vers 937, les champs et les villages de la campagne rémoise furent dévastés, les maisons et les églises brûlées, une multitude de personnes emmenées captives par les envahisseurs Hongrois.

 

1214 – Saint Basle et le monastère de Verzy, par E. Queutelot – 1892

Vente faite par Jean de Terme, chevalier, de tout ce qu’il possédait à Verzy, tant au village qu’au dehors, et même dans le bois, à Villers-Marmery, aux Loges-Saint-Basle, à Courmelois ; plus un muid de blé sur les moulins de Sept-Saulx, plus tout ce qu’il tenait en fief de Guy, chevalier de Ludes et de l’abbaye de Saint-Basle, pour la somme de cent livres.

 

Avril 1215           

         Charte d'Albéric, archevêque de Reims, portant que Guy de Ludes, chevalier, a vendu à l'église de Reims, moyennant 200 livres rémoises, le tiers de la dîme, grosse et menue, sauf 8 septiers de blé et avoine et 2 de seigle, précédemment aumônés à l'église de Ludes par le père de Guy et ses auteurs, pour l'entretien du luminaire ; de plus qu'il s'engage à perpétuité à fournir au chapitre une grange dîmière.

 

Février 1216

         Vente d'un autre tiers de ladite dîme, par Emeline, vraisemblablement sœur de Guy, veuve de Nivelon de Chaumuzy, Guillaume et Pierre, ses fils, pour la même somme.

 

1225-1230

          Vers 1225-1230, Guy, Chevalier de Ludes, enleva des chevaux à l'abbaye dans la forêt entre Villers-Allerand et Ville-en-Selve. Les moines eurent recours à l'archevêque, qu'ils reconnaissaient alors comme leur supérieur temporel. Plusieurs de ses écuyers et ses hommes de Nogent-en-la-Montagne (Commune de Sermiers) allèrent avec le châtellain de Saint-Remi à Ludes, et y enlevèrent les animaux du seigneur. Guy fut ainsi contraint de restituer les chevaux volés et de payer une amende.

 

1239 février

          Vente par la communauté de Ludes à l'abbaye de Saint-Remi du quart d'un bois situé à Chigny.

 

25 juin 1249

         Jean de Blois et Gérard de Menesio, chanoines et officiaux de Reims, constatent que, par devant Prieur, clerc de la cour de Reims, Guillaume de Ludes, écuyer, fils de feu Pierre de Ludes, chevalier, a vendu à Th. le fief de Duigni que Jean, seigneur de Louvois, tenait en fief dudit Guillaume. Prix, 25 livres de provinois forts, dont quittance.

 

1257

          Reconnaissance par Adam Parmentier, d'un surcens de 10 sous sur un jardin audit lieu.

 

1258 février

         L'abbaye de St Remy achète à la communauté de Ludes, pour 6 livres rémoises, le quart du bois de Maisernelet, sur le territoire de Chigny.

 

1258

          Vente du bois dit Asperchetes, entre le bois du Temple et le bois Adenet, pour 38 sous par Jaquet dit Gustaux, et Marie, sa femme.

 

1260 février

          Vente d'un champ à Ludes, pour 50 sous, par Jacquemin dit de Ulitio de Ludes et Gilles, sa femme.

 

1262

         Une sentence de l'officialité de Reims constate que Guy, chevalier de Ludes, ayant pris, sous l'épiscopat de Guillaume-aux-blanches-mains, des chevaux appartenant à l'abbaye de Saint Remi et parqués dans les bois de Villers Allerand et de Ville en Selve, l'abbé se fit donner quelques gardes du bailli de l'archevêché, se rendit avec eux et un certain nombre de serfs à Ludes, pénétra dans le manoir de Guy, y enleva tous les animaux qu'il y trouva et le força à résipiscence.

 

1276

         Vente devant l'official de Reims par Henry de Ludes, écuyer, et sa femme Comitisse veuve de Haimart de Cormicy, chevalier, de ce qu'ils avaient dans la dîme d'Ecury s/Coole pour 200 livres, du consentement de Guillaume de Ludes, frère d'Henry et suzerain. Cette part était évaluée au 12ème de la dîme grosse et menue, la 13ème gerbe et 3 septiers par queue de vin.

 

Juillet 1276 – Saint Basle et le monastère de Verzy, par E. Queutelot – 1892

 

Vente à l’abbaye de Saint-Basle, devant l’official de Reims, par Henry de Ludes, écuyer, et sa femme, veuve de Haimart de Cormicy, de ce qu’ils avaient dans la dîme d’Ecury-sur-Coole pour deux cents livres du consentement de Guillaume de Ludes père de Henry et suzerain.

 

1279

         Jean, chevalier de Ludes, arbitre dans un procès de l'abbaye, au sujet de Cherville, parait encore en 1284.

 

Octobre 1280

    Sentence rendue par Nicolas, comte de Rethel et sire de Charbogne, Henri, comte de Grandpré, Jean de Villegardin, chantre de Reims, Gobert des Armoises, Jean de Ludes, Hugues de Beine, Gui de Sapogne, Geoffroi Quiquin, Jacques Barat, chevalier, Gautier Buiron, bourgeois, et Milon de Cormicy, écuyer, hommes de l'archevêque de Reims, lesquels fixent les amendes encourues par les échevins de Reims, pour avoir été défaillants et avoir refusé de comparaître en la cour de l'archevêque, à la somme de soixante livres pour chaque défaut.

1312

     Renaud de Ludes, chevalier (acte du chartrier de Saint Remi auquel est appendu un sceau portant un écu gironné). Image ci-dessus.

       Obit du même dans l'obituaire de Notre-Dame, à la date du 31 mars, moyennant un legs du sixième de la menue dîme de Saint Mouret.

       Simon de Ludes, son fils, vidame de Reims, fonda une chapelle en l'église cathédrale.

1332    Sceau de Jacques Le Moine de Ludes, écuyer

 

27 octobre 1332

      Vente par Jacques le Moine de Ludes, écuyer et seigneur de Ludes, et Renaud, son frère, de leurs biens de Champigny à l'abbaye de Saint Remy, au prix de 210 livres, plus 500 sols pour le vinage.

 

    L'obituaire de Notre-Dame de Reims établit que l'archidiacre Alexandre légua au Chapitre 60 sols sur la dîme pour son service anniversaire.

                  

      Le sous-chantre Robert, de même, et le chanoine Anceau, deux parts de dîmes "grosses et petites" dont une rente de 40 sols affectée au service des matines.

 

1347/1348

    La grande peste fut intense : la moitié de la population française mourut en 18 mois d'épidémie.

 

4 décembre 1359 au 11 janvier 1360

    Reims est assiégée par les Anglais. Le roi d'Angleterre logea à l'Abbaye de St Basle à Verzy. Le prince de Galles s'établit à Villedommange. Toute la campagne autour de Reims était occupée par les anglais.

     Les anglais levèrent le siège de Reims le 11 janvier 1360 et se dirigèrent vers Châlons.

 

1373-1374-1375 : grande disette

 

Peste noire vers 1360-70

 

En 1379, on ne parle plus guère des foires de Champagne qui étaient renommées avant le début du siècle.

 

En 1380, Buckingham, dernier fils d'Edouard III d'Angleterre revient autour de Reims. Les vivres venant à manquer car rentrés dans les villes et les forts, les anglais demandèrent du bétail et du pain en échange de la sauvegarde des propriétés extérieures à la ville. Devant le refus de Reims, les anglais brûlèrent plus de 60 villages autour de Reims.

 

En 1382, révolte des paysans, puis des bourgeois contre l’impôt. Les agents du fisc prennent la fuite en Champagne, en Normandie et en Picardie.

 

Mai à Novembre 1399

         Beaucoup de pluies et inondations suivies d'une épidémie qui s'étendit à tout le royaume. Elle dura 3 ans et fit périr une foule incroyable de personnes des deux sexes.

 

1404

         L'officialité de Reims condamne Monsieur Pierre d'Ay, écuyer à donner au Chapitre les 2/3 de la dîme d'une terre et celle des fruits d'un clos qu'il possédait à Ludes.

 

Aux Etats Généraux de 1413, seule la province de Reims était suffisamment représentée pour que ses avis eussent quelque portée.

 

16 mai 1428

Vente par Jeanne de Maires, veuve de Hermont Alexandre, rémois, d'une tuilerie pour 6 livres 10 sols.

 

16 avril 1434

La tuilerie était louée à Colesson le Couvert pour une rente de 4,000 tuiles.

 

1437 et 1438

         Peste en Champagne et famine.

 

1447

 

Robert Fillette fut « maître des œuvres de la ville de Reims ».

 

Berthelemy Fillette, sieur de Ludes, posséda à la fin du XVe siècle le moulin Huon. Jacques Fillette fut lieutenant des habitants de Reims en 1505 et 1515 : ce fut lui qui harangua François 1er à son arrivée pour le sacre. En 1557, Robert Fillette, écuyer, contribua à rédiger la coutume.

 

 

3 mars 1452

          Jesson Le Cannardel, de Ludes, qui possédait des vignes à Chigny, refusa de payer la dîme de ses vins, à raison de deux setiers et demi par queue. Après sommation par un sergent royal devant le portail de l'église de Ludes, et opposition par le délinquant, celui-ci fut ajourné devant le bailli de Vermandois. Il reconnut alors les droits de Saint-Remi, et fut condamné le 3 mars 1452 à payer les arrérages.

           

1474

         Ludes contribuait aux travaux des fortifications de Reims et on prit des pierres dans les "hallys" de Ludes.

         L'abbaye de Saint Nicaise possédait quelques vignes sur le terroir.

 

1497

         Par trois sentences en dates des 3 Août 1497, 3 Avril 1516 et 27 Janvier 1562, la Princesse d'Angoulême et d'Anjou a donné main levée aux habitants de Ludes, du canton de bois dit Hauts-Bâtis de Ludes, pour en jouir à titre d'usage, y prendre et couper le bois propre à leurs besoins et y mener paître leurs bestiaux.

1501       Sceau de Jean CAUCHON l'aîné, écuyer, seigneur de Sillery, Ludes et Puisieulx.

 

7 avril 1505

          Vente par Messire Pierre d'Auménancourt prêtre chanoine de St Symphorien de Reims, d'une maison rue du Bourg de Vesle, s'en dessaisit en la main de Nicolas de Ludes, escuyer prévôt de Reims.

 

1518

         Jacques FILLETTE, écuyer, seigneur de Ludes, bailli de l'archevêque de Reims. Il fut marié à Nicole CAUCHON dont il eut une fille, Anne FILLETTE qui épousa en 2è noce Nicolas GOUJON de THUISY

 

1520

Reconnaissance de 26 sols 6 deniers de surcens sur terres tenues par Jean Jacob et Jacques Mauffait.

 

15 juillet 1533

         Le Chapitre avait d'abord toute la dîme de Ludes et en ayant sans doute donné par la suite 1/3 au Temple, on remarque que les 2/3 sont ordinairement placés en son nom. Il faut que Monsieur d'Ay et aussi d'autres personnes lui aient dénié ce droit pour que celui-ci eut recourt le 15 Juillet 1533 au bailli d'Epernay, dont une sentence le maintint en possession des 2/3 de la dîme de Ludes.

 

1537

        Les premiers bûchers pour brûler des huguenots sont dressés à Reims. Le principal motif est le refus du jeûne.

 

1544

       Le Curé de Ludes eût des prétentions à la dîme, le Chapitre lui accorda alors 30 livres de portion canonique.

Cent ans après, en 1652, un de ses successeurs obtint le 1/4 de la dîme du Chapitre - en cette pièce, toute la dîme est divisée en 12 parties : 4 à la Commanderie du Temple - 8 au Chapitre - ce qui fait 12 portions dont le curé reçut 2 parts.

En 1683, le même curé obtint du Chapitre 200 livres et 100 livres du Temple.

 

       La dîme de Ludes, comme à Mailly se percevait au 13 du mois, tant en "grosse que menue", c'est à dire en toutes espèces de grains, porcs, agneaux, volailles, œufs, vins, fruits, etc... Elle était recueillie dans une grange avec cellier qui faisait le coin en descendant de la place à droite avec le chemin de Mailly.

                  

      Les dîmes, évaluées à 1000 francs de revenus en 1684, étaient partagées, moitié à l'Abbaye de St Remy de Reims, 1/4 au Commandeur, 1/4 au Curé : elles se composaient de la 13ème gerbe et de 4 pots par pièce de vin.

                  

    Il est certain également qu'avant la révolution, les curés de Ludes jouissaient aussi de quelques petits privilèges, ne fût-ce que leur part de poules ou de 12 pots que les seigneurs recevaient à la St Martin.

                  

         Le curé de Ludes avait droit à la récolte de 3 pièces de vignes exemptes de dîmes sur le territoire de Chigny, à charge de venir dire dans ce village, une messe basse chaque dimanche. Ces trois vignes qui devaient lots et ventes à la St Remy, pouvaient être de la contenance de 2 hectares pour le moins.

 

4 novembre 1548

         Partage de la terre et seigneurie de Ludes entre damoiselle Michelle Hennequin, veuve de Nicolas Fillette, seigneur de Ludes, et Robert Fillette, écuyer, seigneur dudit Ludes.

 

21 février 1555

         Echange d'héritages entre Remy QUENARDEL, vigneron et Jehanne HOUREL, sa femme, demeurant à Ludes d'une part, Pierre de La ROMAYNE, vigneron et Jehanne QUENARDEL, sa femme demeurant à Chigny.

 

14 mars 1555

         Actes de foi et hommage, aveux et dénombrements rendus par les seigneurs de Louvois à la châtellenie d’Epernay à cause de leur part et portion en la seigneurie de Ludes.

 

Jusqu'en 1564  l'année commençait à Pâques.

 

1556    Grande sécheresse

 

1560

         Guillaume de Goujon de Thuisy, seigneur de Ludes, mort sans postérité.

 

1564 Peste à Châlons

 

14 juin 1576

         Jugement obligeant Jérôme Goujon, seigneur de Vraux, et Robert Fillette, seigneur de Ludes, à communiquer leurs titres au procureur fiscal de l’archevêché, pour le contrôle du dénombrement par eux présenté des fiefs de Thuisy, de Ludes et de la sénéchaussée de Reims.

 

4 mai 1577

         Bail pour le chapitre de l'abbaye Saint Nicaise à OUDART-FETIZON, marchand tonnelier à Reims, de trois pièces de vignes en savart sises à Ludes, au lieu-dit " Le Champ Richard ".

 

14 octobre 1587

         Acquêt de la terre St Jean au terroir de Ludes par la fabrique du lieu sur Claude Cauchon, écuyer, seigneur de Neuflize et d'Unchair, y demeurant, et demoiselle Nicolle Forest, son épouse, contenant 36 jours, moyennant 66 écus, 2 tiers d'écu. Claude GRIZART, marguillier.

 

17 novembre 1589

        Regnault de GOUJON de THUISY, Chevalier de Thuisy, Vraux et Ludes, Sénéchal héréditaire de Reims, reçut commission du Maréchal d'Aumont, Lieutenant-Général pour le Roi en son armée de Champagne, pour lever et commander une compagnie de 100 hommes de guerre.

 

1593

 

Décès de Jean Fillette, fils de Nicolas Fillette, inhumé dans l’église.

 

 

1598

          Une part de la seigneurie de Ludes fut vendue en 1598 à M. Pinart, baron de Louvois, par Adrien Paternotte, époux de Mlle Hennequin.