1 janvier 1939

         La gare CBR et les terrains attenants deviennent propriétés de la commune par cession du Conseil Général (délib. du C.G. du 10 mars 1938)

 

11 mai 1939

Le conseil décide la pose d’une plaque commémorative de la liste des maires de la commune dans la salle des délibérations, qui se sont succédés depuis la révolution, pour un coût de 2.400 F.

 

27 août 1939

Lecture de la circulaire de la ville de Reims concernant le logement et l’hébergement d’une partie de la population de Reims en cas de guerre.

Le conseil accepte de loger les 44 personnes fixées par lettre. D’ailleurs ce chiffre est largement dépassé puisque 73 personnes de Reims ont déjà retenu un logement dans la commune.

 

Budget primitif 1941 en recettes et dépenses : 141.686 F.

 

8 septembre 1939

          Le maire a reçu dans la matinée, la visite d'un officier britannique accompagné de deux gendarmes, l'informant qu'il réquisitionnait toute l'ancienne briqueterie et que la commune devait établir un état de cantonnement pour 38 officiers et 565 hommes.

 

8 décembre 1939

          Le Roi Georges VI accompagné de son frère le duc de Gloucester, visite ses troupes en France et s'arrête à Ludes, pour visiter le magasin de pièces d'avions qui était implanté dans les bâtiments de la briqueterie chez la famille COQUOT.

 

La famille COQUOT avec des aviateurs britanniques,

derrière la maison de la briqueterie de Ludes.


 

Diplôme de remerciements remis à la famille Ployez-Jacquemart

par les officiers de la Royal Air Force qui étaient logés à Ludes en 1939


27 février 1940

         Conseil municipal

Maire : Edmond CANARD, Adjoint : Pol CANARD

La chasse étant interdite depuis la déclaration de guerre, les locataires du droit de chasse demandent qu’une remise leur soit faite du montant de la location.

 

18 avril 1940

 

10 juin 1940

          15° Groupe de Reconnaissance de Division d'Infanterie. Le capitaine Metzger décide de porter les unités non combattantes ou hors d'état de livrer combat à Ludes. Ces éléments stationnés à Ludes comprennent une vingtaine de véhicules et 70 chevaux environ.

 

11 juin 1940

          Les allemands entrent dans Reims.

 

11 juin 1940

          Le 151° régiment d'infanterie stationne à Ludes. La mise en place du détachement chargé de défendre la Montagne de Reims, bien que retardée par un embouteillage considérable provoqué tout le long des routes par des destructions, des voitures démolies et des convois, était terminée vers 23h00 pour les unités de premier échelon et vers 03h00, le 12 juin, pour celles de deuxième ligne.
Le dispositif prescrit par le Colonel Cottenet, commandant le 80ème RI, était simple : un bataillon (I/80) à Mailly-Champagne, où sa droite sera en partie relevée le 12 à 06h00 par des éléments du 5ème Régiment de la 10ème DI, un bataillon (III/80) à Ludes et un bataillon réservé vers la clairière de La Neuville, en lisière des bois, à proximité de la route de Louvois.

 

          La matinée du 12 juin est calme, ce qui permet aux unités de première ligne d'améliorer leur organisation défensive et à l'artillerie de préparer ses tirs d'arrêt et de contre-préparation. Vers 11h30 des éléments ennemis en colonne par trois sont aperçus à environ 2 kilomètres sur la crête ouest de Romont, en marche vers le sud. Les feux de mitrailleuses en tirs lointains provoquent la dispersion des colonnes de tête, mais la progression reprend par petites fractions et avec une certaine lenteur. A 12h30, un mouvement identique est aperçu sur les routes Puisieulx-Ludes et Trois-Puits-Ludes. Les tirs de contre-préparation sont déclenchés au moment où l'ennemi arrive à un kilomètre des positions, bientôt doublés par le tir des armes automatiques.


          L'attaque ennemie marque un certain flottement mais repart principalement devant Ludes. Les tirs d'arrêt l'atteignent en plein et les assaillants s'infléchissent vers le sud-est devant le front du 1er bataillon où les tirs d'arrêt se déclenchent à leur tour. L'artillerie qui tire à une cadence considérable vide ses coffres. Les armes automatiques font de même. L'ennemi est complètement désorganisé. Il est à peu près 13h30.

 

        André NÉNOT, capitaine du 80° régiment d'infanterie, chevalier de la Légion d'Honneur, croix de guerre 1918, est tué au Craon de Ludes.

 

3 août 1940

 

Laissez-passer délivré à Gaston LEGRAND et Victor BAUCHARD pour se rendre de Ludes à Reims et retour le 4 août 1940.

 

 

 

2 octobre 1940

         3 appareils radio T.S.F. sont réquisitionnés par la kommandantur d’Avenay. Ces appareils ont été rendus le 9 novembre.

 

 

21 octobre 1940

          Carte Nationale de priorité des mères de famille nombreuse, délivrée à Rosa DAMIEN, épouse de Fernand COQUOT. Ils eurent neuf enfants, mais les prénoms et quelques dates de naissance ne sont pas bien transcrits sur la carte.

28 décembre 1940

         Ludes recense 33 prisonniers de guerre. Chaque famille devra remplir une fiche pouvant servir à établir une demande de colis.

 

30 avril 1941

         Suite à la réception d’une circulaire ministérielle, le conseil accepte de créer un centre scolaire d’éducation physique et sportive.

 

25 juillet 1941

         Le garde champêtre, Mr René JOREZ et Mr Albert LAMARCHE sont désignés pour remplir les fonctions d’agent de sécurité. Un permis officiel de circulation de nuit leur a été délivré par la sous-préfecture et la kommandantur.

 

15 octobre 1941

         A cette époque, tout le fer était récupéré pour l'armée allemande. Les animaux à ferrer étaient recensés pour fournir des fers et des clous pour les sabots. Henri GUIET était le maréchal ferrant de Ludes. 4 mulets ont été recensés, ainsi que 64 chevaux.

Mr MAUCLERC du Mont Fournois possédait 15 chevaux, Ernest MONMARTHE 5 chevaux, Gabriel BEUZART en avait 4, Jean DEBEINER, Jean BAUDET, François ROUSSEAU, Gaston SOHET en avait chacun 3.

 

20 novembre 1941

         Henri QUENARDEL, nommé Sous-Lieutenant des sapeurs-pompiers, en remplacement de Gaston SOHET, décédé.

 

9 mars 1942

         Le maire donne lecture d’une lettre de Mr H. Maingot, délégué régional à la restauration paysanne, demandant de mettre à sa disposition pour un temps limité, de la salle des répétitions pour y établir un dortoir pour les jeunes gens qui vont fréquenter la ferme école des Monts Fournois.

 

12 mars 1942

         Réquisition de chevaux pour l’armée allemande :

BLONDEL : 2 chevaux

G. BEUZART : 1 cheval

F. ROUSSEAU : 1 cheval

CANARD-DUCHENE : 1 cheval

 

13 mai 1942

         Suivant la demande du Maréchal Pétain, le conseil municipal marquera cette année la fête des mères par une manifestation intime (31 mai)

 

22 août 1942

          Jean Alfred NAGEOT, né le 8 mai 1899 à Ludes, décède au camp d'Auschwitz.

 

27 février 1943

         Le maire fait publier et afficher l’ordre de recensement des hommes résidant dans la commune, nés entre le 1er janvier 1920 et le 31 décembre 1922. Loi du 16 février 1943 instituant le service du travail obligatoire (STO)

 

9 avril 1943


6 septembre 1943

         Décision d’électrification de la ferme des Monts Fournois.

 

24 décembre 1943

Liste des sapeurs-pompiers de Ludes

         QUATRESOLS Henri          Sous-Lieutenant

         AMÉ Marc                       Adjudant

         QUATRESOLS Émile          Sergent

         DÉSAUTEZ René               Caporal fourrier

         LEGRAND Maurice            Caporal

         FORBOTEAUX Sylvain       Caporal tambour

         LASSALLE Paulin               Clairon

         LINARD Lucien                 Clairon

         LOISEAU Maurice             Clairon

         BOUCHOTTE Raoul           Clairon

         MOREAU Gaston              Sapeur

         PETIT Lucien                    Sapeur

         RULLAND Paul                 Sapeur

         VANHAM André               Sapeur

         GUIET Henri                     Sapeur

 

26 juillet 1944

         Les installations sportives affectées aux enfants des écoles sont en cours de finition : poteau d’évolution, terrain de basket, piste de 200m, sautoirs en longueur et hauteur.

 

29 août 1944

         Libération de Ludes par les armées alliées.

 

6 octobre 1944

         Par arrêté du Préfet, sont maintenus ou rétablis dans leurs fonctions de conseillers municipaux, Mrs Edmond Canard, Georges Gougelet, Pol Canard, Georges Coquillard, Fernand Dumangin, Eugène Forget, Camille Meunier, élus antérieurement au 1er septembre 1939.

         Les membres ne figurant pas dans la liste ci-dessus sont suspendus de leurs fonctions de conseillers municipaux.

         Sont désignés, à titre provisoire, pour compléter le conseil, Fernand Garitan, Henri Joannel, Mme Vve Abel Lepitre, Jean Quenardel, Lucien Quenardel.

 

21 octobre 1944

         Maire : Edmond Canard

         1er adjoint : Pol Canard

         2è adjoint : Georges Gougelet

 

20 mai 1945

         Maire : Jean Grégoire

         1er adjoint : Albert Lamarche

         2è adjoint : Raymond Rulland

Conseillers : Pol CANARD, Roland COLLIN, Fernand GARITAN, Pierre QUENARDEL, Maurice GOUGELET, Lucien DELABRUYERE, Henry JOANNEL, Alfred BRUCELLE, Léon MONMARTHE.

 

Avril, mai, juin 1945

         Retour des prisonniers de guerre : Maurice Alphonse PETIT, Pierre Gaston FORGET, Paul JACQUEMINET, Charles JOREZ, André HERBERT, Gustave GRIGNON, Robert PETIT, Charles REBEYROLLE, André GARITAN, Robert JOBART.

         Retour des déportés S.T.O. : Gaston LEGRAND, Robert DUMANGIN, Aimé JOBART, René NIGOND, Pierre PAINSET, Jean PETIT, Louis JOANNEL, Emile QUATRESOLS, Roland PETITBON.

 

14 juin 1945

         Réception d'un télégramme du Général de Gaulle en remerciement d'un message de félicitation de la part du Conseil Municipal.