Le hameau du Craon en 1847 : les fours et les sources

 

 

5 mai 1847

         Le conseil vote trois journées de prestations en nature pour l'entretien des chemins vicinaux.

         Le conseil accepte le devis de M. Tortrat fils, architecte demeurant à Reims, pour la somme de 9423F52, pour l'établissement de plusieurs fontaines et lavoirs dans la commune et le hameau du Craon de Ludes, et de la reconstruction de l'abreuvoir sur la place publique.

 

2 novembre 1847

Après la démission de l'institutrice Célestine LEMOINE, le conseil accepte la candidature de Marie Françoise MOREAUX, née le 6 février 1826 à Montbré. Elle a obtenu son brevet élémentaire en date du 12 mars 1847.

 

2 avril 1848 (L'Industriel de la Champagne)

Suite à la révolution de février 1848, un arbre de la Liberté est planté au Craon de Ludes sous les applaudissements et les cris d'enthousiasme de la population.

 

28 juillet 1848

         Une borne fontaine sera établie dans les environs du clos du presbytère, une autre en face de la porte de la ferme de Mme LEROY-MYON au coin de la rue qui conduit à Mailly, une troisième dans le coin du mur du citoyen COLLIN-BEUZART, en face de la maison du sieur MICHELET-HIMAFET.

 

13 janvier 1849

         Après la démission du maire Jean BEAULIEU, le citoyen Jean Pierre HURE est nommé maire par arrêté du préfet.

 

18 avril 1850

L’Industriel Républicain

L’administration préfectorale vient de suspendre pour quatre mois avec privation de traitement, les instituteurs de Hautvillers, Tauxières, Serzy, Merfy, Cuchery, Mont-sur-Courville, Ludes, Passy-Grigny et Crugny pour leurs opinions républicaines.

 

5 mai 1849

         150 élèves dont 13 enfants indigents admis gratuitement à l'école : Ismaël DUCHATEL, Appolinaire TOUSSAINT, Léon HURE, Alfred HUBERT, Elie SAGUET, Ulysse TERROIGNE, Jean COLLIGNON, Adeline TOUSSAINT, Adélaïde COUTURE, Victorine COUTURE, Stéphanie DEROZIER, Alphonsine HUBERT, Louise COLLIGNON.

 

10 mai 1849

         Acquisition d'un terrain de 4a26ca à côté de la maison commune, pour construire une école de filles.

 

10 mai 1850

         Liste des élèves admis gratuitement à l'école primaire :

         Garçons : Ismaël DUCHATEL, Jules GERMAIN, Alfred HUBERT, Léon HURE, Jean Baptiste JUPIN, Léon PETIT, Alfred PETIT, Henri PETIT, Joseph RIGOT, Constant RIGOT, Appolinaire TOUSSAINT, Jean COLLIGNON, Ulysse TERROIGNE, Adrien BOURIQUE, Alfred BOURIQUE, Elie SAGUET.

         Filles : Stéphanie DEROZIER, Eugénie DEROZIER, Louise COLLIGNON, Floride DEROZIER, Louise DEROZIER, Alphonsine DEROZIER, Adelphine VIVIEN, Stéphanie VIVIEN, Adeline JUPIN, Zénaïde COUTURE, Victorine COUTURE, Elisa PETIT, Onésime BOURIQUE, Joséphine BOURIQUE, Alphonsine ALEXANDRE.

 

1er août 1850            La dame CHEART, dont les facultés mentales étaient gravement altérées, a été trouvée morte dans le bois de Ludes, où elle s’était pendue. (Journal : L'Industriel Républicain de la Champagne du 6 août 1850)

 

10 août 1850

         Jean Nicolas CAQUEZ, aubergiste, demeure au Craon de Ludes.

 

23 août 1850

          Liste des commerçants patentés appelés à concourir à l'élection des membres du tribunal de commerce :

ALBEAUX HURÉ, 38 ans, vannier

BOURIQUE Jacques, 35 ans, maçon

BUNEAU SAINTIN, 35 ans, boulanger

BROCQ Narcisse, 41 ans, maréchal

BRACQUEMART Etienne, 58 ans, tuilier

BEUZART FOUREUR, 45 ans, tuilier

BEUZART CHAUVET, 37 ans, tuilier

BRACQUEMART VILLAIN, 30 ans, tuilier

CANARD François Nicolas, 41 ans, épicier

CHAUVET HURÉ, 55 ans épicier

CHEART Nicolas, 47 ans, tuilier

CAQUEZ Jean Nicolas, 51 ans, aubergiste

DESAUTEZ BARROIS, 41 ans, charpentier

DESAUTEZ REBOSSE, 38 ans, charpentier

ESTIEZ VATAT, 26 ans, bourrelier

GERMAIN QUENARDEL, 30 ans, boulanger

GENOT Auguste, 59 ans, tuilier

GERARD Jean Baptiste, 57 ans, tuilier

HURÉ MOLARD, 26 ans, tuilier

JARDRET Eugène, 42 ans, maçon

JUPIN CARRÉ, 40 ans, tuilier

LEVAUX CHEART, 33 ans, charron

LEGRAND HURPÉ, 38 ans, charpentier

LEFEVRE JUPIN, 52 ans, maçon

MONMARTHE Joseph, 45 ans, voiturier

MOREAUX GOUGELET, 29 ans, couvreur

NOËL Alfred, 24 ans, maréchal

NOIR Eugène, 37 ans, tuilier

NOIR Pierre Henri, 35 ans, aubergiste

PERTHOIS Nicolas, 27 ans, tuilier

PIERLOT Hyacinthe, 30 ans, charron

QUENARDEL BRACQUEMART, 34 ans, tuilier

QUENARDEL BEUZART, 39 ans, tuilier

QUENARDEL Adam, 56 ans, tuilier

QUENARDEL JUPIN, 33 ans, tuilier

ROMAGNY DERNIVILLE, 51 ans, aubergiste

SAINTIN MICHELET, 48 ans, négociant en vins

SOHET PERTHOIS, 38 ans, maréchal

SACY ALLEAUX, 35 ans, tuilier

TRUCHART BARROIS, 41 ans, tuilier

TINESSE SAUVAGE, 27 ans, cabaretier

VIRET Maurice, 42 ans, maréchal

 

13 octobre 1850

L’Industriel Républicain

Vente par adjudication des récoltes en seigle, méteil, orge et avoine, en la demeure du sieur Lenoir, aubergiste, aux droits des héritiers de madame veuve Maillefer-Coquebert.

6 novembre 1850

         L'instituteur ayant été suspendu pendant 36 jours par arrêté du préfet, c'est Ernest BRACQUEMART, élève de l'école supérieure de Châlons sur Marne qui l'a remplacé pour enseigner la classe de garçons.

 

15 décembre 1850       

            Narcisse Brocq, aubergiste, vend : trois chevaux et leurs harnais, huit tombereaux montés, trois paires de roues neuves non ferrées, râteliers et mangeoires.

 

1 avril 1851

         Démission de l'institutrice Mlle Octavie COUTIER. Le conseil académique nomme le 20 avril Mlle Euphrasie FOURCHE, domiciliée à Epernay, pour la remplacer.

 

7 août 1851

         Le maire signale qu'il existe sur les usages communaux de la commune de Ludes, deux étangs qui ne tarissent jamais et qui pourraient très bien contenir du poisson. Ils pourraient être loués afin de faire rentrer de l'argent à la commune.

 

23 février 1852 ("L'Industriel de la Champagne")

Vente au tribunal civil de Reims, le 1er mars 1852, d'une maison avec jardin, d'un moulin à vent et d'une pièce de terre, sis au terroir de Ludes, sur la mise à prix de 1500 fr.

 

15 octobre 1852

         Après avoir pris connaissance de la circulaire du Préfet du 26 septembre 1852 relative au complot de Marseille, le conseil municipal vote à l'unanimité le rétablissement de l'Empire héréditaire dans la famille du Prince Louis NAPOLEON.

 

10 février 1853

         Le conseil engage M. GUILLAUME, géomètre à Sillery, pour lever les plans des rues de la commune, du Craon de Ludes et de tous les chemins et sentiers de la commune pour une somme de 550F.

 

6 avril 1853

         Le conseil délibère sur l'achat de la maison du sieur Narcisse BROCQ se trouvant sur la place du village pour y installer l'école des garçons, le logement de l'instituteur, la salle de conseil et les archives. La maison et le terrain sont estimés à 11366F.

         La classe des filles utilisera l'ancienne classe des garçons et l'institutrice habitera dans l'ancien logement de l'instituteur.

 

7 mai 1853

         Un commissaire de police cantonal a été nommé par le préfet et est à la charge des communes. Pour Ludes, une somme de 27F par an est à acquitter au budget 1854.

 

         Jusqu'ici, l'instituteur et l'institutrice étaient rémunérés par un fixe versé par la commune et par une somme versée par les parents pour chaque enfant suivant un niveau d'étude. Le conseil décide que le salaire des instituteurs sera entièrement versé par la commune. Les sommes dues par les parents seront collectées par le receveur municipal.

 

17 juillet 1853

         La classe des filles étant réputée insalubre par le conseil académique de la Marne, le conseil décide de construire une classe neuve pour les filles sur le terrain acquis près de la maison commune. Les frais engagés étant important, la construction d'une nouvelle mairie sur la place est ajournée.

 

10 novembre 1853

         Chauffage des classes pour l'hiver 1853-54.

         Le chauffage des classes était assuré par les instituteurs et à leurs frais. Après réclamation de ceux-ci, la commune vote un budget de 20F par classe pour le chauffage.

 

17 novembre 1853

         Le conseil vote la largeur et l'alignement des rues.

                   - Rue du Marc                 8m

                   - Rue de la plaine             7m25

                   - Rue des Prérats             4m50

                   - Rue du Pot d'Etain                   3m

                   - Rue de l'Eglise               3m50

                   - Rue du Chevru              7m

                   - Rue Haute de Chigny     4m50

                   - Rue de Montbré             4m80

                   - Rue des Flammées                  3m70

                   - Ruelle de l'Equerre                  3m50

                   - Ruelle des Brugnottes    4m50

                   - Rue neuve                     6m

                   - Impasse des clos           2m80

                   - Impasse d'Ah! Ah!          3m

                   - Ancienne route du Craon    14m       

(rue du chevru = rue Carnot ; Impasse d'Ah! Ah! = rue du Préau ; Place du Marc = place de la Mairie ; Rue du Marc = Rue Nationale et rue Victor Hugo ;  Rue Haute de Chigny = Rue St Vincent ; Rue de la Plaine = Rue de Ville en Selve ; Chemin d'intérêt collectif = rue neuve = rue de Chigny)

 

         L'impasse des clos doit être ouverte et prendra le nom de ruelle des clos.

 

Entre 1853 et 1854, une épidémie de choléra a fait en France 145000 victimes.

 

17 septembre 1854

                   Le conseil autorise le maire à acquérir un terrain d'une surface de 18a38ca pour transférer le cimetière. Ce terrain se compose de parcelles appartenant à Gérard FOUREUR, Eugène JARDRET, QUENARDEL-JUPIN, Jean Baptiste BARBE, LEGRAND-HEURPE, la veuve JUPIN, SOHET-PERTHOIS. (partie haute du cimetière)

 

6 novembre 1854

                   Épidémie de choléra. Les frais engagés pour lutter contre la maladie sont supportés par la commune pour une somme de 898 F., comprenant les médicaments, un élève en médecine pendant 35 jours, l'aide de deux religieuses pendant 62 jours.

 

25 janvier 1855

         Création d'une société de secours mutuels dans la commune.

 

10 février 1855   

         Création d'un poste de cantonnier à 40F par mois durant les mois de février, mars, septembre et novembre.

 

En 1855, Florémont JOREZ reconstruit l'école des filles.

 

6 mars 1855

Le Courrier de la Champagne

On nous écrit de Ludes, à la date du 4 mars 1855 :

 

« On célébrai dimanche dernier, à Ludes, la fête de l’Immaculée Conception. Déjà, depuis plusieurs jours, la piété des fidèles s'exerçait à rendre cette fête aussi solennelle que possible. Tout était préparé pour une procession solennelle dans le village ; le temps n'a pas permis de sortir de l'église, et, cependant, dans les endroits où la procession devait passer, on avait tendu le long des rues des draperies parsemées d'étoiles et sur lesquelles étaient tracées des invocations tirées des litanies de la sainte Vierge. Nous avons remarqué, surtout aux environs de l'église, une dizaine de jolis petits reposoirs entourés de verdure, qu'on a illuminés le soir, et dans lesquels on avait placé des statues de Marie.

 

Au salut, plus de cinq cents lumières brillaient dans l'église, au milieu d'une foule de guirlandes de verdure. Une multitude de roses artificielles confectionnées par de jeunes personnes et disposées avec art, donnaient à croire qu'on était alors dans la saison des fleurs. On a écouté la proclamation du dogme nouveau avec une piété exemplaire.

 

13 mars1855

         Liste des contribuables les plus imposés au rôle des contributions directes de Ludes pendant l’année 1855. Cette liste était affichée.

Alexis de PAUL à Reims, QUENARDEL-BEUZART au Craon de Ludes, Prospert GADIOT à Reims, François ABELÉ de MULLER, HURÉ MOLLARD, LEGRAND propriétaire à Montfournois, Jean Nicolas BEUZART, BRACQUEMART VILLAIN, Joseph MONTMARTHE, LANNES de MONTEBELLO à Paris, Laurent Louis MALOT à Hautvillers, SAINTIN MICHELET, Emmanuel JACQUEMINET à Ville en Selve, Jean Nicolas CAQUEZ, Auguste BARACHIN à Reims, COMPIN PERTHOIS, Jean Baptiste ROMAGNY, TRUCHARD BARROIS, Sébastien NOIR QUENARDEL.

 

30 juin 1855

         Maire : Jean Baptiste Elie BEAU

         Adjoint : Jean Louis QUENARDEL

 

3 août 1855

Le courrier de la Champagne

A céder de suite, un fonds d’épicerie, mercerie, rouennerie, etc, situé à Ludes. Pour traiter, s'adresser sur les lieux au sieur Chauvet-Huré, qui l'exploite depuis 20 ans.

 

10 août 1855

         Loi du 2 mai 1855 instituant une taxe municipale sur les chiens. Le conseil décide :

         - 1ère classe : chien d'agrément ou servant à la chasse : 6F

         - 2ème classe : chien de garde : 2F

 

17 août 1855 (Journal "Courrier de la Champagne")

Mardi dernier, 14 août 1855, M. l'inspecteur de l'académie, M. l'inspecteur des écoles primaires, et plusieurs délégués cantonaux, se sont réunis dans la grande salle de l'hôtel de ville de Reims, pour procéder à une distribution de récompenses honorifiques, accordées aux instituteurs et aux institutrices de l'arrondissement.

Institutrice : médaille de bronze - Mlle FOUCHÉ Louise-Euphrasie, institutrice communale à Ludes -"Il n'y a pas dans l'arrondissement d'école mieux tenue ; il n'y en a pas surtout où les jeunes filles reçoivent des soins plus profitables. Ecole dirigée depuis longtemps avec zèle, capacité, dévouement et succès toujours croissants".

 

3 novembre 1855

Courrier de la Champagne

Police correctionnelle de Reims. Audience du vendredi 26 octobre 1855.

Duchatel Ismaïl, à Ludes, mendicité, vol, escroquerie, maison de correction jusqu'à 18 ans.

 

18 novembre 1855

Courrier de la Champagne

Adjudication de Travaux. Le maire de la commune de Ludes, donne avis au public que le dimanche 9 décembre 1855, à une heure précise de l'après-midi, dans une des salles de la mairie de Ludes, il sera procédé à l'adjudication publique au rabais, par voie de soumissions cachetées, des travaux à exécuter à Ludes, pour la construction de murs d'enceinte du nouveau cimetière. Ces travaux ont été estimés, suivant le devis dressé par M. Tortrat fils, architecte à Reims, à la somme de 2,882 fr.76 c.

 

4 février 1856

         Procès-verbal d'acquisition de six parcelles de terrain pour le nouveau cimetière de Ludes (partie du haut) en remplacement de l'ancien cimetière autour de l'Eglise qui est supprimé depuis 18 mois.

         Gérard FOUREUR    8a65           300 f.

         SOHET-PERTHOIS    6a45           160 f.

         LEGRAND-HEURPÉ  1a26           31,50 f.

         Eugénie JARDRET    1a74           43,54 f.

         QUENARDEL-JUPIN  20ca            5 f.

         Vve JUPIN-PERTHOIS         17ca            3 f.

         Le mur du cimetière a été construit la même année. Les piliers de la porte sont en pierre blanche d'Hermonville. Les 2 chapiteaux sont en pierre de St Dizier. La pierre de seuil est en roche grise d'Hermonville. La grille en fer pèse 486 kg.

 

7 février 1856

         Acquisition de 2 fourneaux pour chauffer les classes.

 

21 juillet 1856

Courrier de la Champagne

Police correctionnelle de Reims – Audience du 9 juillet 1856

MARCHAND, médecin à Ludes, défaut de déclaration de naissance, 16 Frs d’amende.

 

28 octobre 1856

Courrier de la Champagne

Vente par adjudication le jeudi 20 novembre 1856 d’un moulin à vent à 2 tournures sis au Craon de Ludes ainsi qu’une maison sise près du moulin et occupés par M et Mme CULDEAU. Les propriétaires, M Etienne CHARDONNET et Mme Olympe BRESSE, son épouse, demeurant à Taissy.

 

8 février 1857

         Le chemin entre Ludes et Ville en Selve, qui n'était qu'un sentier, est reconnu comme chemin vicinal et devra être empierré et aménagé.

 

6 mai 1857

         M. ADNET, instituteur à Ludes depuis 26 ans 6 mois, demande à être dispensé du chant à l'Église à cause de sa santé, et souhaite être remplacé comme clerc paroissial. Une somme de 50F pour 1857 et 50F pour 1858 est votée pour le traitement d'un clerc paroissial pour ces deux années. M. le curé se chargera du choix de la personne.

 

Budget 1858       

Recettes

                            - Taxe sur les chiens                      150F

                            - Amendes de simple police              30F

                            - Taxe sur les permis de chasse                  10F

                            - Produit de la pêche                        20F

                            - Produit de la chasse                     425F82

                            - Produit des boues                                   97F

                            - Produit des coupes de bois         1000F

                            - Concessions cimetière                  100F

                            - Rétribution scolaire des garçons     350F

                            - Rétribution scolaire des filles        370F

                   Total général des recettes :                   12049F43

 

                   Dépenses

                            - Secrétaire de mairie                     120F

                            - Commissaire de Police                 100F

                            - Traitement du tambour                 30F

                            - Traitement du garde champêtre             500F

                            - Traitement du garde forestier        60F

                            - Conduite de l'horloge                    44F

                            - Médicaments pour les indigents      75F

                            - Enfants trouvés                            40F16

                            - Traitement de l'instituteur         1000F

                            - Traitement de l'institutrice           720F

                            - Traitement du curé                     300F

                   Total général des dépenses :                11447F43

 

         Le conseil décide de l'ouverture de la rue qui conduit au nouveau cimetière. (Rue de l'Égalité).

 

21 janvier 1858

         Le conseil municipal adresse une lettre de félicitations à l'Empereur et à l'Impératrice pour avoir échappés à l'attentat du 14 janvier 1858.

 

6 février 1858

         Le conseil municipal ayant constaté que les murs du nouveau cimetière ont été faits avec des matériaux en carreaux de terre non secs et de mauvaise qualité, demande à l'entrepreneur le sieur BRUNETEAUX, de refaire les parties de murs fondus en blocailles tirées de la montagne de Ludes avec mortier de sable et de chaux.

 

6 mai 1859

         Le conseil décide la " location des crottes et poussières " dans les rues et chemins de la commune. C'est le droit de balayer les rues et de ramasser les crottes pour servir d'engrais. La location sera pour un an, le conseil ne pouvant apprécier ce que produira cette location.

 

         Autorisation de la construction d'un pont par M. ABELE pour joindre son jardin à son autre propriété. Élargissement du sentier de 1m à 2m depuis le pont jusqu'au chemin des clos. Fourniture de 1000F par M. ABELE pour la réfection de la fontaine communale dite " Génie ".

 

1 septembre 1859

         Vote d'un impôt extraordinaire pour payer les terrains pris pour le redressement du chemin d'intérêt collectif N°24 (Ludes à Mailly), pour l'établissement du chemin vicinal entre Ludes et Ville en Selve, pour l'ouverture du chemin d'intérêt collectif entre Ludes et St Masmes passant par Puisieulx, Sillery, Beine et Epoye.

 

12 août 1860

         Prestation de serment du nouveau maire, Jean Baptiste Elie BEAU, ainsi que de Jean Louis QUENARDEL-BEUZART, adjoint.

 

7 octobre 1860

         Installation et prestation de serment des membres du conseil : Jean Baptiste FORGET, Jean Baptiste TRUCHART, Etienne Louis PERTHOIS-COMPIN, Alexandre Sylas CAQUEZ, Jean Baptiste Elie BEAU, Jean Louis QUENARDEL-BEUZART, Jean Baptiste QUENARDEL-COQUOT, Jacques Remi HURE-MOLARD, Jean Nicolas Victor DEROZIER-GUIDOT, Jean BEAULIEU, Adam JUPIN-GOUGELET, François Charles Joseph Kilian ABELE de MULLER.

 

14 avril 1861

         Nomination de jean Marie BARROIS en qualité de pâtre.

Marquage des bestiaux au moyen d’un fer brûlant portant la lettre L, bestiaux appartenant aux habitants de Ludes.

M. J.M. BARROIS conduira les bestiaux en pâturage dans la forêt de Ludes : 39 bêtes à cornes recensées.

(1831 : 48 ; 1844 : 30 ; 1847 : 33 ; 1848 : 32 ; 1850 : 28 ; 1852 : 23 ; 1853 : 23 ; 1855 : 61 ; 1856 : 53 ; 1858 : 49 ; 1859 : 42)

 

25 juillet 1861

         Usages communaux :

         Le conseil délibère à l'unanimité que les 83ha 39ares de terrains incultes appartenant à la commune de Ludes, seront divisés de la manière suivante afin d'en retirer le plus grand produit possible :

         1° que 40ha seront laissés pour le moment à la jouissance commune, sur lesquels il pourra être retiré un certain revenu établi sur les extractions et enlèvement des sables, pierres à bâtir et autres, terres propres à la fabrication des tuiles, pavés, briques, etc...

         2° que 22ha seront livrés immédiatement à la culture, soit au moyen d'adjudication, soit au moyen de traites amiables, le tout suivant ce qu'en décidera l'autorité compétente.

         3° que 10ha pris dans la partie appelée " l'envie ", où sont situées les sources alimentaires des fontaines communales, seront laissés en prairie naturelle et loués pour un temps plus ou moins long.

         4° que 1ha sur lequel il existe deux étangs ou marais sera également loué pour les herbes et pour les deux étangs être empoissonnés aux frais de l'adjudicataire.

         5° que sur 39 ares environ, il sera planté des oseraies.

         6° que 10ha seront plantés en bois dans un temps le plus court possible par les soins de l'administration communale et aux frais de la commune.

 

20 octobre 1861

         Production de Ludes :

         - 23 tuileries fabriquent tuiles, pavés, briques, faîtières, chaux, représentant un poids annuel de marchandises de 5350 tonnes.

         - Vins rouges et vins de Champagne.

         - Pierres propres à la bâtisse et celles propres à l'entretien des routes et chemins.

         - Terres propres à la poterie.

         - Bois des grandes forêts qui environnent la commune.

         - Sable blanc, sable jaune et terre de bruyère.

 

1863 - Chants populaire – Editions de 1863 - Romancero de Champagne, tome 2

 

 

 

 

9 août 1863         Craon de Ludes

         Le conseil, considérant que 30 enfants des deux sexes sont en âge de fréquenter les classes et que pendant les mois d'hiver ils ne le peuvent que peu ou point du tout, que les habitants du Craon de Ludes s'offrent de fournir et chauffer à leurs frais un local convenable pour la tenue de cette école, demande au préfet d'ouvrir un crédit supplémentaire de 250F au budget de 1863 pour le paiement du maître adjoint pendant 5 mois (novembre à mars).

 

21 mars 1864

 

M. Louis-Emile Dérodé, avocat, ancien représentant du département de la Marne à l’assemblée nationale de 1848, ancien président du comice agricole de l’arrondissement de Reims, est décédé à Ludes, dans sa 52° année.

 

 

24 juillet 1865

         Le conseil décide l'ouverture du chemin des Jonvelles pour l'accès des particuliers et des usages communaux mis en culture.

 

24 août 1865

         Installation du nouveau conseil municipal :

         Maire : Jean Baptiste Elie BEAU

         Adjoint : Jacques Remi HURE

         Conseillers : JUPIN-GOUGELET, TRUCHART-BARROIS, PERTHOIS-COMPIN, Sylas CAQUEZ, Philippe NOIR, QUENARDEL-BEUZART, DEROZIER-GUIDOT, QUENARDEL-BRACQUEMART, CANARD-DUCHENE, Alexandre PETIT.

 

10 novembre 1865

         Après la demande d'une grande partie des habitants, le conseil décide de faire des fouilles et ouvrir un chemin pour l'exploitation de cendre sulfureuse.

 

4 novembre 1866

         L'instituteur donne des cours gratuits aux adultes. La commune prend en charge les frais de chauffage et d'éclairage.

         Nomination de Mlle BONTEMPS de Châlons sur Vesle comme institutrice provisoire pour la classe du Craon de Ludes. Le conseil municipal regrette que ce soit une institutrice qui ait été nommée, car il avait été convenu que ce serait un instituteur. Le conseil demande à M. le préfet de bien vouloir, pour l'an prochain, nommer un instituteur adjoint.

 

10 février 1869            

         Instituteur : 53 élèves payants, 17 élèves gratuits

         Institutrice : 60 élèves payantes, 14 élèves gratuites.

         Adjoint du Craon : 18 élèves payants.

         Total : 162 élèves.

 

 

15 avril 1869      

         2 foires à Ludes :

         - le premier lundi après le 24 juin,

         - le 2ème lundi après le 29 septembre.

 

27 février 1870

         154 élèves

 

19 juin 1870

         Le conseil décide que l'herbe des bois de la commune sera abandonnée gratuitement aux habitants qui la demanderont.

 

14 août 1870

         Installation du conseil municipal :

         ALEXANDRE-PETIT, CANARD-DUCHENE, HURE-MOLARD, BEAU-CHAUVET, CAQUEZ Sylas, QUENARDEL-BRACQUEMART, LABEY-CHAUVET, DEROZIER-GUIDOT, JUPIN-GOUGELET, DERVIN-CREQUY, PERTHOIS-CARRE, BEUZART-FOUREUR.

Courant août, le maire, BEAU, procède à l'installation des membres du conseil et leur fait connaître ensuite qu'ils doivent prêter serment dont la formule est :

"Je jure obéissance à la Constitution et fidélité à l'Empereur ".

 

21 novembre 1870

         Le Conseil municipal et les plus hauts imposés ont pris la délibération suivante : " considérant qu'il est absolument impossible aux contribuables de la communes de Ludes de subvenir en ce moment aux contributions imposées par l'administration prussienne, considérant en outre, qu'il faut de toute nécessité se pourvoir des sommes réclamées et se mettre en mesure de les verser quand elles seront exigées de manière à éviter à la population de plus grands malheurs, pour ces motifs, délibérons, à l'unanimité, qu'il sera satisfait à toutes les exigences prussiennes, en argent surtout, au moyen de l'emprunt, lequel sera remboursé par l'impôt extraordinaire lorsque les circonstances le permettront, c'est à dire aussitôt que l'envahissement aura cessé.

 

21 novembre 1870

         Le conseil décide de procurer du travail aux ouvriers nécessiteux de Ludes pendant la saison d'hiver, en faisant déblayer les terres impropres de la cendrière de Ludes, et faire extraire les pierres des terrains communaux.

         Pierre à bâtir          2F50 le mètre cube

         Pierre blocaille        2F00 le mètre cube

Le paiement se fera moitié en espèces, moitié en farine au prix des cours.

 

GUERRE 1870-1871

         Lors de l'année terrible, le conseil municipal de Ludes se composait

de : Messieurs Labey-Chauvet, maire, Canard-Duchêne, adjoint, Beau-Chauvet, Duchâtel-Ribaille, Caquez Marandon, Dervin-Créquy, Petit-Alexandre, Huré-Molard, Beuzart-Foureur, Perthois-Carré, Dérozier-Guidot, et Quenardel-Braquemart.

 

         Le lundi 9 janvier 1871, à 3 heures du matin, le 55° ballon poste “Le Duquesne” part de la gare d'Orléans à Paris, assiégé par les Prussiens. Ce ballon, après avoir parcouru 170 km, atterri à Ludes à 15 h. aux environs de la ferme St Jean. Les sacs de dépêches furent cachés dans des paniers de champagne que l'on chargea dans des charrettes qui partirent pour Reims. Le receveur des postes effectua un tri des dépêches qui furent transmises sur Lille. Ce ballon avait été muni d'hélices pour essayer de le diriger. L'aéronaute était Charles Richard, les passagers Aymand, Chemin et Lallemagne.

         Le maire d'alors, Mr Constant Labey fût un jour emmené comme otage par les Prussiens, à pied et en sabots, pour traverser les bois de la Neuville, en crainte des francs-tireurs.

         Quant aux troupes d'occupation, elles arrivèrent au pays le dimanche 14 mai 1871 et y restèrent en cantonnement.

         Ces troupes étaient surtout composées de bavarois et de Wurtembourgeois. Les 23 et 24 septembre 1872, des manoeuvres allemandes eurent lieu sur notre terroir, les habitants furent alors invités à conserver le plus grand calme et la plus grande patience durant ces opérations militaires.

         Les impôts, les dépenses de séjour, d'entretien, de nourriture des troupes ennemies, tant en argent, réquisitions, denrées, fourrages, bestiaux, marchandises, charrois et divers s'élevèrent à la somme de 52.628f65 pour la commune.

 

26 février 1871

         Les finances de la commune sont complètement épuisées par les réquisitions de l'armée prussienne. Le conseil décide d'opérer une coupe de bois qui sera vendue 3432F45.

 

5 avril 1871

         Estimation des réquisitions opérées par l'armée prussienne et des pertes occasionnées par l'envahissement fixées à 43000 F, qui seront couvert par un emprunt. A cette fin une commission est nommée.

         Membres : BEAU, Maire, HURE, adjoint, les trois maréchaux, les deux bouchers, JACQUEMIN, bourrelier, NOIR-ANCHER, cultivateur, JUPIN-CURIOT, cultivateur, ROMAGNY-BARROIS, cultivateur, PERTHOIS-CARRE, cultivateur, LECUYER-PERTHOIS, cultivateur, ALEXANDRE-BARANGER, ancien boucher.

 

16 mai 1871

         Après les élections du 30 avril, installation du conseil municipal. JUPIN-GOUGELET remplacé par DUCHATEL-RIBAILLE.

         Maire : LABEY-CHAUVET

         Adjoint : CANARD-DUCHENE

 

         Les premières commissions communales sont créées :

         - bâtiments communaux,

         - comptabilité - vérification,

         - ponts et chaussées, garde champêtre,

         - propriétés communales, plaines et fontaines.

 

25 mai 1871

         Estimation des réquisitions opérées par les troupes de passage et autres charges s'élèvent à 43000F. Le conseil décide d'emprunter pour rembourser cette dette.

 

25 juin 1871

         Le conseil décide de réduire le traitement de Monsieur le curé de 200F pour le motif que Monsieur le curé a excité le mécontentement des habitants en présentant à la signature des enfants une adresse au Saint Père, sans consulter la municipalité et les parents. (Nous n'avons pas retrouvé ce courrier.)