12 Mars 1798 (22 ventôse an 6)

         Vente de biens nationaux ayant appartenu à l'émigré CANELLE VILLARSY

         4 arpents 10 boisseaux de vignes et 1 arpent 11 boisseaux de terre. Adjugés 20000 francs à Antoine Charles Louis COQUEBERT domicilié à Ludes.

 

         Vente de biens nationaux ayant appartenu à Charles Alexis BRULARD dit SILLERY, condamné et exécuté à mort pour crime de trahison.

         Une grande maison sise à Ludes, connue de tous sous la dénomination de l'ancien château, consistant en plusieurs bâtiments, cour, jardin, la totalité tenant d'une part à la rue du Chevry, d'autre à celle montant à la halle, d'un bout à la place de la Fontaine et d'autre à un jardin appartenant à Etienne JUPIN. Mise à prix 9800 livres. Adjugée 25200 livres à Nicolas Marie JACQUELET de Ludes.

         76 verges 1/3 de vigne, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé pour 800 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE, domicilié à Reims.

         76 verges 1/3 de vigne, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé pour 600 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         76 verges 1/3 de vigne, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé pour 650 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         1 arpent 16 verges 1/3 de vigne, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé pour 1000 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         92 verges de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 700 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         92 verges de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 720 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         79 verges 16 pieds de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 650 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         79 verges 16 pieds de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 1100 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         Deux parcelles de 76 verges et demie de vignes chacune, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 600 livres chacune à Nicolas Marie JACQUELET de Ludes.

         Deux parcelles de 81 verges 3/4 de vignes chacune, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 460 livres chacune à Nicolas Marie JACQUELET.

         93 verges de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 701 livres à Claude MONMARTHE de Ludes.

         84 verges 17 pieds de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 541 livres à Remi RAILLET de Ludes.

         84 verges 17 pieds de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 500 livres à Jean Baptiste ALEXANDRE.

         Deux parcelles de 83 verges 7 pieds chacune de vigne, lieu-dit les Saint Marc. Adjugées 515 livres la première et 535 livres la deuxième à Remi Attanase LINOTTE.

         76 verges 3 pieds de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 580 livres à Jacques CHAILLOT de Ville en Selve.

         76 verges 3 pieds de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 595 livres à Nicolas Marie JACQUELET.

         81 verges 8 pieds de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 745 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         81 verges 8 pieds de vignes, lieu-dit les Saint Marc. Adjugé 760 livres à Jean Baptiste QUENARDEL.

         50 verges 8 pieds de vignes, lieu-dit le Clos. Adjugé 5675 livres à Remi Attanase LINOTTE.

         24 verges de vignes, lieu-dit le Clos. Adjugé 3050 livres à Nicolas Marie JACQUELET.

         32 verges 1/4 de vignes, lieu-dit les Driclos. Adjugé 2075 livres à Nicolas Marie JACQUELET.

         32 verges 1/4 de vignes, lieu-dit les Driclos. Adjugé 2175 livres à Nicolas MAYEUX de Ludes.

         31 verges 1/4 de vignes, lieu-dit les Driclos. Adjugé 1725 livres à Louis Joseph DERODE domicilié à Reims.

         29 verges 1/4 de vignes, lieu-dit les Driclos. Adjugé 1500 livres à Louis Joseph DERODE.

         27 verges 2 pieds de vignes, lieu-dit les Driclos. Adjugé 1550 livres à Louis Joseph DERODE.

         27 verges 2 pieds de vignes, lieu-dit les Driclos. Adjugé 1600 livres à Louis Joseph DERODE.

         1 boisseau de vignes, lieu-dit les Driclos. Adjugé 385 livres à Remi Attanase LINOTTE.

         1 quartel de vignes, lieu-dit les Beaux Regards. Adjugé 1200 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         Deux lots de 28 verges 11 pieds de vignes, lieu-dit les Beaux Regards. Adjugé chacun 1500 livres à Louis Joseph DERODE.

         30 verges 13 pieds de vignes, lieu-dit les Beaux Regards. Adjugé 1300 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         28 verges 1/4 de vignes, lieu-dit les Beaux Regards. Adjugé 1275 livres à Jean Alexis Simon FERNET de Reims.

         31 verges 1/2 de vignes, lieu-dit les Beaux Regards. Adjugé 1300 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         16 verges 1/4 de vignes, lieu-dit les Carelles. Adjugé 565 livres à Joseph BERTON GUILLAUME de Reims.

         50 verges 3/4 de vignes, lieu-dit les Carelles. Adjugé 2225 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         50 verges 3/4 de vignes, lieu-dit les Carelles. Adjugé 2300 livres à Pierre MASSE MARCONVILLE.

         75 verges de vignes, lieu-dit les Carelles. Adjugé 1675 livres à Jean Baptiste QUENARDEL.

         75 verges de vignes, lieu-dit les Carelles. Adjugé 1400 livres à Jules BOULANGER de Verzy.

         48 verges de vignes, lieu-dit les Mombiers. Adjugé 1600 livres à Louis Joseph DERODE.

                  

1 Avril 1798 (12 germinal an 6)

         Vente de biens nationaux ayant appartenu à Geneviève Jeanne Charlotte LANGLOIS, épouse de Charles Marie Louis Jules Alexandre MUY, tous deux émigrés.

         1 arpent 96 verges de vigne et terre dont 39 verges au Belay, 20 au Champ Richard, 13 au Belay, 13 verges 1/3 au Bione, 26 verges 1/3 au Bione, 4 verges en terre au Bione, 80 verges en terre au Bione. Adjugés 23300 livres au citoyen Pierre Charles Narcisse MOIGNON, demeurant à Châlons et Charlotte Marie Françoise FONTAINE  son épouse.

 

         Vente de bien nationaux ayant appartenu à Simone Sophie ANDRIEUX, épouse de l'émigré SUGNY.

         2 quartels de vigne, lieu-dit les Bornes, tenant aux citoyens THOMAS et CADOT. Adjugés 4300 francs au citoyen Florent ANDRIEUX.

 

8 août 1803

        Vincent-Marie Jacquelet, notaire à Ludes, âgé de 42 ans, a été condamné par corps à 25 francs d'amende et aux frais du procès, pour avoir, le 20 thermidor an 11, exercé des actes de violence sur la personne de Marie-Anne Launois, femme de Gilles-Antoine Courtrait, demeurant à Ludes.

 

25 novembre 1803 (3 frimaire an 12)

          Acte d'achat du presbytère et dépendances par la commune de Ludes pour une somme de 2400 francs. Le vendeur Adam QUATRESOLS et son épouse Elisabeth BILLY avaient acquis cette propriété le 29 messidor an 4 (17 juillet 1796) du département de la Marne, lequel l'avait confisqué comme bien national.

22 décembre 1803 

        Vente par Jean-Joseph Chenu, fabriquant, et Marie-Rose Deneveux, son épouse, demeurant à Reims, de vigne et terre sises à Ludes, moyennant 1840 francs.

 

Juin 1804

       Nicolas-Marie Jacquelet, ex-notaire à Ludes, âgé de 36 ans, a été condamné à 10 ans de fers, six heures d'exposition, et au remboursement des frais du procès, pour crime de faux en écriture authentique commis dans l'exercice de ses fonctions.

 

1 octobre 1804

          Vente par François Chamelot, vigneron, demeurant à Ludes, fils des défunts Nicolas Chamelot et Marie-Jeanne Foureur, sa femme, de maison, jardin, terres et vignes sis au terroir dudit lieu, moyennant 3oo livres.

 

11 Avril 1807

         Vente de biens nationaux ayant appartenu à Adélaïde et Victoire CAPET, tante de Louis XVI.

         48 ares 37 ca de vignes en 2 pièces, et 24 ares 36 ca de terre. Adjugés 225 francs au sieur FERNET, domicilié à Reims.

 

14 mai 1809

         Nicolas François VAUTRIN, qui possédait une faïencerie à Chigny, se porte acquéreur avec son fils Louis François, devenu faïencier et travaillant avec lui au moins depuis l'an VII, d'une maison et tuilerie, sise au Craon de Ludes. Quelles raisons avaient poussé père et fils à cet achat et aussi à l'abandon de la manufacture de Chigny qui, bien que restant dans le patrimoine de la famille jusqu'en 1836, ne servit plus après 1809 à la fabrication des faïences.

         Cette acquisition d'une maison et d'une tuilerie sur Ludes,   provient des héritiers Barroy, moyennant 2000 livres. Cette petite usine n'était pas très ancienne ayant été construite par Etienne Barroy et sa femme Jeanne Chéart, en 1778, sur une partie des terres usagères – contenant des argiles – que la communauté de Ludes leur avait cédé, contre un cens annuel et perpétuel de 13F18. Outre la maison composée de quelques pièces, une grange et une écurie, une halle, un four et un parc à tuiles composaient les bâtiments, auprès desquels se trouvait une mare ou réservoir d'eau entouré de saules et de peupliers. L'ensemble prenait accès sur le grand chemin de Louvois à Reims et était jouxté par les bois et les communaux de Ludes.

         Il est à penser que les Vautrin continuèrent la fabrication des faïences dans leur nouvelle acquisition puisque, dans les divers actes notariés, l'un et l'autre portent la qualification de faïenciers.

         Malheureusement les dernières années de la fin de l'Empire ne leur semblent pas avoir été propices. Le 12 mars 1812, Nicolas Vautrin hypothèque sa maison de Chigny pour consolider une dette de 1200 francs. Trois mois après, il donnait à bail pour douze années à son fils Louis-François, la maison et ses dépendances sise au Craon de Ludes, servant à une manufacture de faïence consistant notamment en une maison et en un atelier pour la confection des faïences, four, chambres basses, écurie et grenier sur le tout. Sur divers actes nous apprenons que l'atelier destiné à la fabrication de la faïence contenait un moulin à broyer les couleurs, deux tours pour la fabrication des dites faïences et poteries, cent cinquante planches placées en forme de rayon pour sécher les marchandises. D'autre part, les objets en faïence existant encore étaient des assiettes, des plats, des écuelles, des soupières, des huiliers et des salières, ce qui nous donne une idée des fabrications des Vautrin.

         L'usine avait peut-être continué à produire puisque, le 14 septembre 1818, Louis-François donnait à bail pour six mois, bâtiments et matériel à un sieur Jean-Baptiste Godret, fabriquant demeurant à Reims, rue Neuve N° 12 et ce pour 100 francs.

         La licitation des biens immeubles eut lieu enfin devant le tribunal de première instance de Reims, le 24 mai 1820. Le cahier des charges n'a d'intérêt pour nous que dans le passage où est donnée une description de l'usine de faïencerie du Craon de Ludes :

 

            « Un corps de bâtiments contenant vingt-huit pieds de long sur vingt de large prenant son entrée du côté du Nord par une porte de trois pieds de largeur; en entrant à gauche est une cuisine dix-sept pieds de large sur treize de long avec deux croisées; dans cette cuisine est un four pour le pain; à droite de la cuisine est une chambre de dix pieds de long sur sept de large prenant jour du côté du midi; à gauche est une chambre de onze pieds sur douze, prenant son entrée par un petit corridor et tirant son jour du côté du midi; ensuite une autre place de dix pieds sur six ayant son entrée par le même corridor, et tirant son jour du côté du Nord; dans ledit corridor et à gauche est un escalier conduisant à deux places au-dessus des précédentes, ensuite sont deux autres places hautes à gauche, de chacune treize pieds de long sur dix-sept de large, tirant leurs jours par des fenêtres flamandes. Au-dessus du tout est un seul grenier plancher.

 

         A droite du corps de logis est une place servant à la fayancerie contenant trente six pieds de long sur dix sept de large, une place au bout, de dix sept pieds de large sur huit pieds de long; une grange de trente et un pieds de long, sur vingt et un de large. Au fond dudit bâtiment prenant son entrée par une porte cochère, une place de vingt pieds de long, sur dix sept de large contenant le four à fayence.

 

         Au-dessous de cette place, il y en a une autre de vingt huit pieds de long sur treize de large, où est construit un four à calciner et une pièce où se trouve un moulin à broyer les couleurs.

         Outre les bâtiments ci-dessus désignés composant la fayancerie, il y a un jardin garni d'arbres fruitiers et autres ; un petit réservoir entouré de peupliers et saules, une grande cour non fermée et faisant partie du terrain qu'il contient avec les bâtiments et une écurie pouvant contenir vingt chevaux.

         Vingt-deux ares ou soixante-quatre verges trois quart ancienne, mesure d'après un arpentage fait le six avril dix-sept cent soixante-dix-huit par Benoît, contrôlé à Epernay le treize, aux droits de quatorze francs trois centimes par d'Herbes.

         Il dépend comme ustensiles de cette maison :

1) Deux tours avec leurs établis.

2) Un autre établi de cinq pieds de long sur quatorze de large, servant à travailler la terre.

3) Vingt-six pieds de rayons en bois blanc servant à faire sécher la marchandise.

4) Cent cinquante voliges de tremble de cinq à six de largeur sur six pieds de longueur.

5) Et un moulin à broyer les couleurs composé de deux tournures de vingt-deux pieds de long, sur vingt de large.

Les bâtiments sus désignés sont situés audit hameau du Cran de Ludes, tiennent d'une part sur la route de Louvois où est la principale entrée, par derrière vers Couchant à la plaine de Ludes, du côté de la Montagne, aux Bois, et du côté de Reims à Jean-Baptiste Quenardelle et à Charles Beuzard.

L'adjudication fut faite à Pierre-Joseph Fonsin, entrepreneur de bâtiments, demeurant à Reims, moyennant la somme de 1925 francs. L'acquéreur, comme le fait se passe fréquemment, revendit immédiatement immeubles et terrains, les morcelant entre Joseph Remy, jardinier de Mailly, un voisin Jean-Baptiste Quenardelle, tuilier, et Bertrand Renaud, également tuilier.

         Grâce aux confronts, nous avons pu fixer exactement l'emplacement de la faïencerie du Cran de Ludes. Située en bordure de l'ancienne route de Louvois à Reims, elle fut à l'instauration du cadastre désignée sous les numéros C 33, 34, 35 et 36. De nos jours, après maintes mutations, ces bâtiments et emplacements désignés au cadastre rénové (1962) sous les cotes AV 29, 33 et 34, sont la propriété de MM. Bernard de Varennes, Lucien Quenardelle et Ernest Maillet, mais ne sont plus en bordure de la route départementale n°9 de Louvois à Reims, des travaux ayant remplacé l'ancien chemin d'une pente trop raide, par une route à vastes lacets.

De la descendance masculine de Nicolas-François Vautrin ne subsistait, en 1836, au décès de Marie -Jeanne Minelle, son épouse, que Jean-François, l'aîné, faïencier à Paris, et Louis-François qui, ayant quitté Ludes après la vente de l'usine, exerçait ailleurs son métier et se trouvait alors tourneur en faïence à Lunéville.

 

1812    720 habitants à Ludes.

 

5 juin 1812

         Vente aux enchères des boues du trou du bas de Ludes. Le sieur BRUYANT l'emporte à 17 francs 50 cts.

 

10 mai 1813

         Maire : Antoine Charles COQUEBERT de MONTFORT

         Adjoint : Joseph MILLET

Conseillers : Claude COQUOT, Christophe PERTHOIS, Jean Pierre DAVANNE, Etienne JUPIN, Jean Baptiste MENU, Claude Joseph MONMARTHE, Louis PERTHOIS, François MENU.

         Le conseil délibère à l’unanimité d’aider le Conseil de Fabrique à financer la refonte d’une cloche qui est fendue et qui risque, dans sa chute, de traverser la voute de l’église.

 

29 janvier 1814

          Sur réquisition du Préfet de la Marne, Ludes doit fournir 4 pièces de vin à transporter à l'église St Alpin de Châlons. Rilly, Chigny et Villers Allerand sont soumis au même arrêté.

 

25/26 mars 1814

         La nuit du 25 au 26 mars les cosaques ont foulé aux pieds les archives de la commune. Les traces de terre laissées par les bottes sont encore visibles sur l'état civil.

 

29 avril 1814

          Réquisition de Mr le Prince WOLKOWSKY, gouverneur de la ville de Reims, pour la commune de Ludes :

- 50 bottes de foin,

- 10 hl d'avoine,

- 250 livres de viande.

 

26 février 1815

          Napoléon quitte l'ile d'Elbe avec environ 120  hommes pour reprendre son trône.

 

10 avril 1815

          Par arrêté du préfet, les habitants de Ludes et Chigny doivent fournir 8 pièces de vin pour alimenter les troupes françaises.

 

16 avril 1815

          Un inventaire des chevaux de trait a été fait pour pouvoir fournir l'armée française : 64 chevaux à Ludes.

 

18 avril 1815 au 23 janvier 1816

         La ferme des Monts Fournois aura fournie, suite aux réquisitions pour les armées alliées (les troupes occupants la France suite à la défaite de Napoléon) :

- 704 livres de viande, 592 livres de pain, 295 bottes de foin, 61 bottes de paille et 96 doubles décalitre d'avoine.

 

14 mai 1815

          Par arrêté du sous préfet de Reims Mr LEROY, Ludes doit fournir 24 quintaux de froment et 8 quintaux de seigle pour les troupes russes.

 

19 mai 1815

          Ludes doit fournir 200 livres de viande sur pieds, 100 livres de lard salé et 100 livres de légumes secs.

 

23 mai 1815

          Ordre de la sous préfecture au maire de Ludes, de se trouver le lendemain à 7 heures du matin, terroir de Sermiers, avec 6 voitures à deux colliers, ou 3 voitures à 4 colliers, pour transporter à Reims du bois de charpente destiné à fortifier la ville.

 

8 juin 1815

          Suite à l'arrêté de monsieur le Baron, préfet de la Marne, pour la fourniture de 66 hectolitres d'eau de vie et 350 hectolitres de vin pour l'approvisionnement de la place de Givet, et dans l'impossibilité des communes de fournir les quantités demandées, les achats ont été faits par le maire de Reims et la somme répartie entre les communes de l'arrondissement de Reims. La somme due par Ludes s'élève à 229,20 francs. Cette somme sera répartie entre les habitants de Ludes suivant leurs contributions foncières, personnelle, mobilière, et des patentes.

 

17 juin 1815

          La commune doit fournir 1200 livres de viande sur pieds.

 

22 juin 1815

          Réquisition par le sous-préfet de huit voitures à deux colliers qui devront se trouver à Reims le lendemain à 6 h du matin. Ces voitures seront garnies de paille pour transporter des militaires blessés de l'hôpital de Reims à celui de Soissons.

 

26 juin 1815

          Le maire de la commune de Ludes est requis de fournir 300 bottes de foin et 70 doubles décalitre d'avoine qui devront être versés au magasin militaire rue de Thillois à Reims.

 

12 juillet 1815

          Le maire de Ludes reçoit l'ordre de préparer du logement pour 400 hommes et 400 chevaux, dont 1 major, 4 capitaines et 10 lieutenants, puis préparer des rations tant pour les hommes que pour les chevaux.

 

15 juillet 1815

          Napoléon se livre aux anglais. Il part en Angleterre puis à Ste Hélène.

 

24 juillet 1815

          Le maire est requis de livrer à Mailly pour la subsistance des troupes russes : 1500 livres de pain, 1 pièce de vin, 2 pièces de bière, 6 sacs d'avoine et 500 livres de viande sur pieds.

 

8 août 1815

          Vu l'arrêté de Mr le Baron, Préfet de la Marne, sur réquisition assignée au département de la Marne par Mr l'intendant général des armées impériales Russes, l'arrondissement de Reims fournira 3000 hl d'avoine, 30000 bottes de foin de 10 livres, 6000 quintaux de paille, etc ...

Par arrêté, la commune de Ludes devra fournir, 29 hectolitres d'avoine, 280 bottes de foin de 10 livres et 70 quintaux de paille.

 

5 septembre 1815

          Par arrêté du sous préfet, Mr De GESTAS, l'arrondissement de Reims doit fournir 100 voitures au camp de Vertus. La commune de Ludes fournira  deux voitures ou charrettes attelées de deux chevaux propres à faire le transport des foins et avoines et des autres denrées dans les différents lieux de bivouacs. Le maire recommandera spécialement aux voituriers de se munir de vivres et de fourrages pour plusieurs jours.

 

12 décembre 1815

          La commune de Ludes devra fournir pour le 19 au magasin des Petites-Loges, 1400 livres de pain, bien confectionnés.

 

16 décembre 1815

          Réquisition de 8 voitures à 2 colliers à livrer aux Petites Loges, pour le transport du matériel accompagnant les 20.000 hommes du corps russe. Les sieurs POTEAUX, Etienne FRANCOIS, Pierre JOREZ, ROMIGNY, Baptiste ALEXANDRE ont satisfait à la réquisition.

 

Les morts des campagnes Napoléoniennes

 

Pierre MALINET, fourrier au 85° régiment de ligne, premier bataillon, 4° compagnie, fils de Remy MALINET et de Marie Françoise SAINTIN, matricule N° 2494, a été tué à la bataille d’Iéna le 14 octobre 1806.

 

Charles SAINTIN, grenadier au 85° régiment de ligne, 3° compagnie, est décédé à l’hôpital militaire de Farbwasser le 27 septembre 1807 par suite de fièvre.

 

Adam QUENARDEL, fourrier au 108° régiment de ligne, 2° bataillon, 6° compagnie, fils de Jacques et de Marie Nicole BEUZART, né le 6 janvier 1775, matricule 519, est décédé le 15 novembre 1807 à l’infirmerie du régiment à Loggitz en Pologne, par suite d’une fièvre nerveuse.

 

Louis Auguste ANTOINE, voltigeur au 75° régiment d’infanterie, 22 ans, fils d’Etienne et de Marie Elisabeth VIVIEN, est décédé à l’hôpital de Lattocha, Madrid (Espagne) le 11 avril 1809, par suite de fièvre.

 

Jean Baptiste BILLY, fusilier au 75° régiment d’infanterie de ligne, 3° bataillon, 2° compagnie, est décédé au grand hôpital de Madrid le 27 avril 1809 par suite de fièvre.

 

Adam MARTINET, fusilier au 58° régiment de ligne est décédé à l’hôtel dieu d’Orléans le 13 mars 1810.

 

Jacques JUPIN, fusilier au 69° régiment de ligne, 2° bataillon, 1° compagnie, N° 7917, a été tué le 15 mars 1811 au pont de la Ceira, province de Beira au Portugal.

 

Pierre DUCHATEAU, fusilier au 54° régiment d’infanterie, 1° bataillon, 1° compagnie est décédé le 26 germinal an 12 (16 avril 1804) suite d’une pneumonie bileuse à l’hôpital d’Osnabruck.

 

Jean Baptiste SAINTIN, fils de Jean et Marie VIVIEN, né le 6 janvier 1775, soldat au 27° régiment d’infanterie de ligne a été tué à Coimbré au Portugal le 4 octobre 1810.

 

Christophe PETIT, soldat dans la 7° demi-brigade d’infanterie, 1° bataillon, 1° compagnie, est mort à l’hôpital de la petite Anse près de St Domingue, le 4 messidor an 10. (23 juin 1802)

 

Alexandre JULLIEN, voltigeur au 136° régiment de ligne, 1° bataillon, est décédé le 27 novembre 1813 à l’hôpital militaire d’Erfurt des suites d’un coup de feu.

 

Sébastien PETRE, 22° régiment de ligne, 21 ans, est décédé le 30 décembre 1813 à l’hôpital de Dijon des suites de blessures.

 

Christophe JACOB, fils de Claude et de Marie Elisabeth SAINTIN, né le 19 juillet 1774, sergent artilleur, est décédé en juillet 1816.

 

4 mai 1821

    Etienne Tatat, instituteur, touchera 70 F pour conduire, entretenir et sonner la retraite avec les cloches de l'église.

 

4 avril 1823

         Lettre adressée à M. Le Roy, chirurgien-consultant, à Paris.

         Monsieur, j'ai l'honneur de vous envoyer ci-joint le certificat de la guérison de la fille de Pierre-Louis Perthois, maréchal ferrant, demeurant à Ludes. Vous n'avez peut-être jamais vu un homme plus joyeux que ce bon père, et plus reconnaissant envers vous. Vous allez être surpris, Monsieur, en apprenant que cette jeune fille a fait usage de cent trente-six doses de vomi-purgatif, et que le purgatif n'a jamais pu passer.

                                               Signé : PHILIPPOT aîné

 

         Monsieur, nous avons enfin obtenu la guérison de notre fille, attaquée d'une maladie si grave, comme vous l'avez appris par ma lettre du 16 janvier 1822, après avoir suivi vos salutaires avis contenus dans la réponse que nous avons eu l'honneur de recevoir de vous. Par votre lettre du 23 du même mois, vous nous avez dit que l'usage de quarante doses de vomi-purgatif, prises de suite, est un fait qui n'a pas encore eu son pareil. Vous ne compreniez pas nos raisons, pour ne lui avoir pas donné le purgatif ; mais nous certifions aujourd'hui que notre enfant, depuis le 15 juillet 1821, qu'elle fait usage de la Médecine curative, n'a pas usé de purgatif, sans le rejeter aussitôt. Comme je pensais que son estomac était encore embarrassé d'humeurs gâtées, je lui donnai quatre ou cinq doses de vomi-purgatif de suite ; le lendemain, je lui donnai le purgatif et, dans l'espace de cinq minutes elle le rendait comme elle l'avait avalé.

Après avoir éprouvé cela plusieurs fois, nous nous sommes fixés pour le vomi-purgatif. Je vous assure que depuis que j'ai reçu votre lettre, l'enfant, âgé de onze ans, a pris cent trente-six doses de vomi-purgatif, et toujours coupé avec du thé. Les évacuations ont été et sont encore abondantes ; elles sont souvent de dix à quinze par le haut, et autant par le bas. Si je vous citais seulement moitié du volume des humeurs qu'elle a rendues, à peine pourriez-vous le croire. Elle rendait très souvent des humeurs gâtées au troisième et aussi au quatrième degré de corruption. Nous avons souvent fait des traitements qui duraient sept jours, quelque fois six, après une suspension de huit jours.

Dans l'intervalle des suspensions, la Nature, aidée de la Médecine curative, opérait si bien, que l'enfant rendait, par les voies basses, des morceaux de glaires recuites de la grosseur de petites noix, dans les dévoiements qu'elle avait, sans éprouver ni douleurs, ni dégoûts. Je croie que sa maladie était vermineuse, car, pendant les trois premiers mois du traitement, elle a rendu, tant par les voies hautes que par les voies basses, quarante-quatre vers d'une grandeur peu commune. Il y en avait de dix à douze pouces de long.

Je vous dirai que, dès le commencement de sa maladie, elle a subi le traitement d'un médecin de Reims, qui lui a fait fixer les ankyloses aux deux genoux. On lui faisait des frictions avec je ne sais quelle eau ; si bien, que ladite eau a fait déplomber le vase d'argile qui la contenait : et seulement pour la frotter, les mains des personnes chargées de cette opération en étaient fatiguées. Ses deux genoux étaient presque deux fois plus gros que dans leur état naturel, et si durs qu'ils résistaient à l'impression des doigts. Au mois de juin 1822, elle pouvait se remuer sans souffrir. Je lui construisis une charriote (petite charrette), pour savoir si elle pourrait se tenir debout, puisqu'elle allait comme ce qui s'appelle un cul-de-jatte. Nous l'avons promenée en poussant cette charriote. Au bout de six semaines, elle la faisait aller seule. J'ai été obligé de hausser graduellement ladite charriote, à mesure que la malade se redressait ; à présent, grâces à Dieu, à la Médecine curative et à sa persévérance, elle marche bien droite et sans bâton.

J'ai employé votre Méthode avec succès pour une pituite qui m'incommodait beaucoup depuis dix ans, avec des douleurs dans les intestins à me faire quelquefois pâmer ; trois traitements de quatre jours ont suffi pour me guérir. Mon épouse, mère de l'enfant dont j'ai parlé précédemment, était cruellement tourmentée d'une goutte-sciatique, soit à l'épaule, soit aux genoux ou aux pieds où l'enflure se portait successivement et avec des douleurs des plus violentes, notamment depuis le mois de novembre jusqu'au dix janvier suivant, où elle entrée dans le traitement de la Médecine curative. Je lui dis plusieurs fois : Si vous souffrez, c'est que vous le voulez bien : car vous n'avez qu'à suivre l'article 3 de la Méthode, et vous vous guérirez. Enfin elle l'a suivi ; et neuf doses de vomi-purgatif avec trois de purgatif ont suffi pour la délivrer de ses souffrances.

Nous ne savons de quelle manière nous exprimer pour vous prouver notre reconnaissance ; mais c'est de tout notre cœur que nous faisons des vœux pour la conservation de vos jours.

                            Louis PERTHOIS, maréchal-ferrant à Ludes

 

Je soussigné, desservant de Ludes, certifie le présent exposé conforme à la vérité. Ludes, 5 avril 1823   LEUILLET,

Et au-dessous, MICHELET, adjoint, Christophe MICHELET, percepteur, et FOURNIER

Vu par nous, Maire de la Commune de Ludes, pour légalisation des signatures ci-contre, et du contenu de cette lettre, et que foi doit y être ajoutée.                         

                                                                  MILLET

                                                        Scellé du sceau de la Mairie.

 

8 mai 1824

         Devis pour faire un plafond plancher dans l'église, longueur 20 mètres, largeur 6,9 mètres par Mr Duguet, architecte. La double porte d'entrée (le sas intérieur) côté nord, est sur le même devis.

 

19 novembre 1825

         La commune louait une maison, rue Brodelet ou Brodel, appartenant à Marie Marguerite BEUZART, veuve de Hubert BARTHELEMY, vigneron, domiciliée au Craon de Ludes. Cette location, par bail verbal, a été dénoncée le 10 septembre 1825. Cette maison servait d'école et de logement à l'instituteur Monsieur DRAN. La commune se trouve dans l'obligation de trouver un autre local pour le 1er janvier 1826.

Le 19 novembre 1825, par acte sous seing privé, la commune acquiert une maison et ses dépendances sise rue du Marc (rue Victor Hugo, actuellement la partie droite de l'école des filles).

 

Cette maison appartenait à Marie Françoise BEAULIEU, veuve Sébastien JUPIN, et ses enfants :      

- Jean Baptiste JUPIN, vigneron

         - Charles Christophe JUPIN, jardinier

         - Sébastien JUPIN, vigneron

         - Claude Cécile JUPIN, vigneron

         - Marie Jeanne JUPIN, épouse de Jean BEAULIEU

 

L'origine de propriété de cette maison en est l'héritage de Christophe JUPIN et Marie Claudine SAINTIN, parents de Sébastien JUPIN, lui-même ayant racheté les parts de son frère et de sa sœur pour une somme de 1400 livres (acte dressé par Charles GALICHET, notaire royal à Rilly).

L'acte de vente définitif de cette maison à la commune a été dressé le 12 novembre 1826 pour une somme de 4325 francs.

 

18 décembre 1826

         Le nommé Jacques Basile MENU ayant atteint le terme de sa condamnation pour voies de fait et jeux prohibés a été mis en liberté après avoir subi une détention de 2 ans de prison à la maison centrale de détention de Clairvaux.

Il lui a été délivré une feuille de route pour se rendre à Ludes d’où il ne pourra s’éloigner sans autorisation, à peine d’être considéré comme vagabond et poursuivi comme tel.

 

10 Mai 1830

         Le conseil municipal vote un crédit extraordinaire de 75 francs sur le budget 1830 pour "l'écolage" des enfants indigents de la commune. Cette somme sera prélevée sur les fonds disponibles et la caisse de survie, pour payer l'instituteur des heures données aux enfants indigents. Il est décidé que pareille somme soit portée au budget de 1831.

 

21 Novembre 1830

         Suite à la circulaire du Préfet de la Marne du 10 novembre, le conseil municipal est convoqué en assemblée extraordinaire pour délibérer sur les travaux de charité et sur les secours à attribuer pendant l'hiver aux indigents valides et invalides.

         Le conseil municipal délibère et arrête d'allouer 300 francs pour les besoins des vieillards, des femmes, des enfants, des malades et infirmes qui sont dans l'indigence, et 300 francs pour les indigents valides qui seraient occupés à fournir des blocailles pour l'entretien des chemins vicinaux de la commune.

 

31 Décembre 1830

         Le conseil municipal arrête les comptes de la commune qui s'établissent à :             Recettes =   17011,14 F

         Dépenses =    5263,23 F

soit un solde positif de 11747,91 F

 

8 Mai 1831

         Le conseil municipal décide de porter aux budgets 1832 et suivants une somme de 50 F pour subvenir au supplément à fournir à la Fabrique de l'Eglise de Ludes.

 

16 Mai 1831

         Le conseil municipal est convoqué, ainsi qu'un nombre égal des propriétaires pris parmi les plus fort imposés à la contribution foncière, à l'effet de procéder, avec l'assistance de l'inspecteur des contributions directes, à la classification du territoire de la commune, à la formation du tarif provisoire des évaluations, et au classement des différentes propriétés.

         Liste des propriétaires les plus forts imposés à la contribution foncière :

                                      Montant des contributions foncières

         De Montfort                    Domicilié à Reims            890,19

         Leroy-Myon                                                        542,40

         Barrachin Auguste                                              174,97

         Malo Louis                      Domicilié à Hautvillers     155,02

         Delamotte-Barrachin        Domicilié à Reims           146,26

         Le duc de Montebello       Domicilé à Paris             129,77

         Logeart                           Domicilié à Reims            117,78

         Bazacourt                       Domicilié à Bouzy            111,50

         Petit-Hutin                      Domicilié à Reims              99,72

         Adnet Crinque                 Domicilié à Verzy              95,72

         Compin Jacques              Domicilié à Ludes                 ?

         Coquot Christophe          Domicilié à Ludes                 ?

         Gougelet Henry               Domicilié à Ludes                 ?

 

26 Avril 1831

         Prestation de serment des officiers de la garde nationale :

         Jean Baptiste NOEL          Capitaine

         Jean Pierre HURE              Lieutenant

         Jean Nicolas DEROZIER     Sous-Lieutenant

         "Nous jurons fidélité au Roi des Français, obéissance à la Charte constitutionnelle et aux lois du Royaume"

 

2 Octobre 1831

         Recensement de 1 moulin à vent et de 14 tuileries (section C N° 15-23-24-27-29-31-35-38-43-72-76-79-82-85)

 

16 Octobre 1831

         Suite à la démission du sieur DRAN, ancien instituteur de la commune, à la date du 1er octobre, le conseil municipal donne le poste à Nicolas Félix ADNET, actuellement instituteur à Fontaine sur Ay.

         Contrat d'embauche de l'époque signé par Adnet et le conseil municipal.

         "Je soussigné, ADNET Nicolas Félix, instituteur et clerc paroissial, reçu par la commune de Ludes, promets de remplir toutes les obligations désignées ci-après :

         1° de sonner la cloche le matin à 6 heures les six mois d'hiver et à 5 heures les 6 mois de l'été, à midi, à onze heures et le rappel à une heure, le soir à la sortie de l'école à 6 heures pendant l'été et à cinq pendant l'hiver ; ainsi que la retraite tous les jours à partir du 2 novembre jusqu'au dernier jour du mois de mars et tous les dimanches et fêtes seulement à neuf heures du soir à partir du 1er avril jusqu'au 2 novembre.

         2° de conduite l'horloge communale et pour la conduite de la dite horloge il sera payé la somme de 40 francs.

         3° d'entretenir la dite horloge des menues réparations, les grosses réparations étant à la charge de la commune.

         4° comme clerc paroissial, de faire tous les services du culte, d'accompagner le prêtre dans toutes les fonctions curiales.

         5° d'ouvrir l'école et tenir l'enseignement simultané pour les élèves tous les jours depuis 6 heures du matin jusqu'à onze et depuis une heure après midi jusqu'à 6 heures du soir, à la réserve des jeudis et samedis seulement jusqu'à trois heures du soir.

         6° pour prix de l'instruction on est convenu de diviser les élèves en trois classes, 1ère, 2ème et 3ème. La 1ère comprendra les enfants qui commencent à écrire et à calculer ou même plus avancés, la 2ème ceux qui liront et qui n'écriront pas encore, et la 3ème sera ceux qui sont à l'alphabet. Il sera payé pour chaque enfant de la 1ère classe soixante centimes par mois et le maître sera tenu de fournir l'encre ; pour ceux de la 2ème quarante centimes et pour ceux de la 3ème et dernière classe trente centimes par mois pour les enfants qui fréquentent l'école.

         7° les enfants qui seront reconnu, par Monsieur le Maire et les Membres du Conseil municipal, être indigent, recevront l'instruction gratuitement.

         8° le sieur ADNET, comme clerc paroissial, recevra par ménage tel qu'il soit marié, homme veuf, femme veuve ou fille, la somme de 1 franc dont la moitié de 6 mois en 6 mois de la dite somme de cinquante centimes.

         9° il est aussi accordé au dit ADNET une indemnité d'un supplément de traitement comme instituteur la somme de deux cent francs alloués sur le budget.

         10° le dit sieur ADNET recevra le sarment comme il est d'usage établi pour les offices qu'il est tenu de chanter gratuitement.

         11° permettons au dit sieur ADNET de se présenter tous les ans au moment de la vendange chez tous les habitants de la commune de Ludes pour y recevoir leur offrande et leur générosité en vin.

         12° le sieur ADNET fera sa tournée tous les 6 mois chez les habitants de la commune pour y percevoir la moitié de la somme de un franc énoncé ci-dessus en l'article 8, et autre argent qui lui serait dû comme pour écolage d'enfants et honoraires des services de l'église, et il sera tenu aussi d'avoir un jour Maître pendant tout l'hiver. Il donnera ses vacances au 1er octobre et reprendra au 1er novembre.

         13° le dit ADNET aura soin de faire porter tous les dimanches autant que le temps le permettra l'eau bénite chez tous les sociétaires du Culte Catholique, et il aura soin d'apprendre les enfants que Monsieur le Curé désignera pour servir la Messe, le Plain-Chant, et tout ce dont il est nécessaire pour l'office de l'Eglise.

         14° la commune s'oblige de fournir un logement convenable pour tenue de l'école et le logement de l'instituteur sans que ce dernier soit obligé aux contributions quelconques.

         15° afin d'alléger les habitants de la commune pour le payement envers l'instituteur Clerc Paroissial nous l'avons nommé et nommons pour secrétaire de la Mairie et du Conseil Municipal et lui donnons pour ses peines et salaire la somme de cent vingt francs portée au budget de la commune et les petits honoraires qui sont dus pour différents objets quelconque. Nous accordons quatre jours de vacance dans le courant de l'année à l'instituteur qui sont les quatre foires de Reims.

 

9 Novembre 1831

         Prestation de serment de fidélité au Roy des Français, obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume par les conseillers municipaux nouvellement installés.

Christophe COQUOT                 Adam QUENARDEL

Louis PERTHOIS                         Nicolas NOIR-SAINTIN

Jacques Remy HURÉ                   Nicolas FOUREUR

Henry Guillaume BEUZART         Jean Christophe SAINTIN-MENU

Jean BEAULIEU                           Nicolas Augustin CREVEAUX

Claude Joseph MONMARTHE      Jean Baptiste Claude DUCHENE

 

10 Décembre 1831

         Sont nommés

         Maire           Jacques Remy HURÉ, Tuilier

         Adjoint        Jean BEAULIEU, Vigneron.

 

22 Décembre 1831

         Prestation de serment du Maire et de l'Adjoint.

 

29 Décembre 1831

         Même délibération que le 21 novembre 1830, mais la somme est ramenée à 2 fois 200 F.