1791          

         14 livres 7 sols payés par la Fabrique au maître d'école pour le raccommodage de linge.

Organistes le sieur DISCRET et le sieur MENU.

45 livres payés pour réparation de l'orgue par le citoyen GORLIDOT.

 

23 Janvier 1791

         Sébastien LOUIS, Jean QUENARDEL et Jean Baptiste FLOQUET sont nommés gardes vignes et prêtent serment.

 

28 Janvier 1791

         Sébastien MASSY, curé de Ludes, envoie un billet à la municipalité, dont le texte est reproduit ci-dessous :

         "Monsieur,

         L'article 3 de la loy qui ordonne à tout fonctionnaire public de prêter le serment exigé de tous ceux qui  voudront le prêter d'en faire leur déclaration par écrit au greffe de la Municipalité ; c'est pour n'avoir rien à me reprocher, quant à cet article, que j'ay l'honneur de vous prévenir que je me propose de le prêter dimanche prochain fin de la messe, à Ludes le vingt-huit janvier 1791. Signé Massy curé de Lude."

 

30 Janvier 1791

         Serment que Sébastien MASSY, prêtre et curé de Ludes, a prêté dans l'église à l'issue de la messe :

         " Je jure en ma qualité de Curé de veiller avec soin sur les fidèles de cette paroisse que le Seigneur m'a confiés, d'employer tous mes efforts pour les porter au bien et écarter d'eux tout ce qui pourrait leur être une occasion ou un sujet  de scandale et de perte, de leur montrer dans toutes les circonstances la véritable voye qui conduit au salut, et de les instruire avec fidélité des vérités Saintes que la religion nous enseigne ; et en qualité de citoyen catholique  et de bon patriote, d'être fidèle à la nation à la Loy et au Roi et d'être soumis de tout mon pouvoir à la constitution civile et politique de l'état décrétée par l'Assemblée Nationale et sanctionnée par le Roy, promettant de respecter l'autorité de l'église et de demeurer inviolablement attaché à tout ce que nous enseigne la Religion Catholique, Apostolique et Romaine dont j'ay l'honneur d'être le ministre et dans le sein de laquelle je déclare hautement que je veux vivre et mourir."

 

21 Février 1791

         Conformément aux décisions de l'Assemblée Nationale, le terroir de Ludes est divisé en sections. Les sections ont été divisées en cantons.

Les différentes sections :

A = bonnes terres. B = terres médiocres. C = mauvaises terres.

 

         Vignes :

Section A N°1 : comprend depuis le chemin des tuileries au levant, jusqu'au village au couchant, au nord la terre de M. de MONTFORT, et au midi le chemin des tuileries.

 

Section A N°2 : comprend depuis le village au levant, jusqu'au terroir de Chigny, au nord la terre de M. de MONTFORT, au midi le chemin de Ludes au moulin de Chigny.

 

Section B N°1 : comprend depuis le ravin des Bauchets jusqu'au chemin des tuileries, du nord à la terre de M. de MONTFORT, faisant hache, et du midi à la pâture au chemin des tuileries.

 

Section B N°2 : comprend les Grimpants, partie des chemins d'ami et des Saint Mars, tenant au Chemin d'Ami au couchant, au levant à la sente des Saint Mars, du midi à la terre de M. de MONTFORT, au nord à la pièce de vignes de M. de BERRIEUX.

 

Section B N°3 : comprend les vignes des Beaunes tenant au levant le ruisseau et les terres du couchant au terroir de Rilly, du midi au dit terroir et Chigny.

 

Section B N°4 : comprend les Bellais, les Champs Richard et les Ruelles, tenant au nord aux terres au midi et au couchant au terroir de Chigny et du levant aux terres et chemin de Reims.

 

Section B N°5 : comprend les Mizis tenant au midi au "savart" des bois, du nord au haut chemin de Ludes au moulin de Chigny, du levant au village et du couchant au terroir de Chigny.

 

Section C N°1 : comprend depuis le grand chemin de Reims à Louvois, au nord les terres de la Perte, au midi les terres de la montagne, et au couchant le ravin des Beauchets.

 

Section C N°2 : comprend les Greffiers et les Epinettes, au nord au village, au midi à la pâture, au levant le chemin des tuileries, et au couchant au bois.

 

Section C N°3 : comprend partie des Saints Mars, des Chemins d'Ami et le Nid d'Agace, au levant à des terres, et au couchant au Chemin d'Ami et à la pièce de vigne de M. de BERRIEUX.

 

Section C N°4 : comprend les vignes Coulina, tenant au levant, au midi et au nord aux terres, et au couchant au chemin des Cauriniers.

 

Section C N°5 : comprend les vignes des Cauriniers et le Clos Allard, tenant au levant au couchant et au nord aux terres et au midi au grand chemin de Reims à Louvois.

 

         Les terres

Section A : comprend les Flammées, les Noyers l'Herbier, les Bellais, les vignes Coulina, le Chemin d'Ami ou de la Barbarie, les Sept Saulx, le Moulin à Vent et les Biaunes, tenant au midi aux vignes et au village, du nord au grand chemin et la pièce de terre de M. de CAMBRAY qui se trouve près le petit pont de Chigny et au petit chemin des Biaunes, au levant le Chemin d'Ami et au couchant le terroir de Chigny.

 

Section B : comprend les Hermissiaux, les Cauriniers, le fossé de Nicolas Jacquet, la Grosse Pierre, les Sains Foins, et Lanaux Brochet, tenant au levant le chemin de Cliquot, du couchant les Ecuffins des Sains Foins, du midi à la terre de M. de CAMBRAY qui se trouve près le petit pont de Chigny, les vignes des Cauriniers et le grand chemin.

Section C : comprend la pointe des Grimouset, le Mont Fournois, les petites et grandes Cuches, le Champs St Jean, le Champ Perchaux, les Parcs, le Nid d'Agace, les petites et grandes Garennes, les Pertes, la Fontaine Morlet et les Vigneuls, tenant au levant au terroir de Mailly et de Puisieulx, au couchant le chemin de Cliquot, les vignes et les terroirs de Taissy et de Rilly.

 

         Les Bois.

Section A N°1 : comprend les Tisoises.

Section A N°2 : comprend les Moutrons et les Hayes Converses.

Section A N°3 : comprend les pièces du bois du Failly.

Section A N°4 : comprend la Voizelle de Sillery.

Section B N°1 : comprend la Perte, les Garennes et les Bauchets.

Section B N°2 : comprend le bois St Jean, la Vente Lamotte, le bois Lindier, le grand Chenet, le clos Chezel, le bois le Frêne, le bois des Mineurs, le bois de la Communauté de Ludes, la Renaudine et les deux Voizelles vers Chigny et les bois des Prez Ras.

Section C : comprend le bois du Failly qui est le long de la plaine et les Brulies.

 

         Savars.

Section D N°1(Plaine) : comprend les pâtures de la communauté et les Tuileries.

Section D N°2 : comprend les savars qui se retrouvent entre les vignes des Mizis et les Voizelles.

 

13 Mars 1791

         Christophe SAINTIN-PERTHOIS, Pierre MICHELET, Jean DEROZIER et Nicolas ROMAGNY, tous quatre laboureurs, sont nommés gardes Messiers et se sont engagés à veiller sur toutes les empouilles tant en froment, seigle, orge, avoine que prés tant naturels qu'artificiels, moyennant une rétribution de dix-huit deniers par jour de terre, et ont promis de faire bonne garde et de dresser procès-verbal contre les réfractaires et délinquants.

 

25 Juin 1791

         Serment de M. Gérard BIDAUT, curé de Ludes, ci-devant religieux de l'ordre de St Bernard et desservant de Baudonvilliers.

         "La loy exige de moi aujourd'hui un serment solennel et authentique, quoique persuadé que nos sages législateurs ne peuvent rien ordonner aux ministres des autels qui soit contraire à la religion, nous avons dans nos cantons d'où je sors examiné sérieusement la nature du serment qu'ils exigent de nous ; nous avons remarqué qu'il ne contient que l'obligation de remplir nos devoirs de curé et de citoyen. Dois-je effectivement avoir rien de plus cher que les âmes que la providence a confié à mes soins par vos vœux et vos voix auxquels on ne peut être plus sensible ? St Paul m'enseigne d'autre part que tout homme est soumis aux puissances temporelles, qu'il n'est aucunes puissances qui ne vienne de Dieu, et que c'est Luy qui a établi toutes celles qui existent, le même apôtre m'apprend que celuy qui résiste aux souverains s'oppose aux Décrets de Dieu même et sur toutes choses notre très Saint Législateur spirituel Jésus-Christ ne nous ordonne-t-il pas de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, en conséquence Messieurs, je m'empresse de remplir une obligation qui est d'accord avec ma conscience et mes principes comme prêtre et citoyen, je jure donc en présence de Dieu qui connait la pureté de mes intentions en présence de son peuple au milieu de Sion, je jure que je veilleray toujours avec soin sur les fidèles de la chère paroisse qui m'est confiée ; je jure d'être fidèle à la nation, à la loy et au Roy et de maintenir de tout mon pouvoir la constitution du Royaume décrétée par l'assemblée nationale et acceptée par le Roy ; je promets en outre de donner tous mes soins et de me fixer icy au milieu de mes concitoyens dont je réclame l'indulgence en remplaçant par une espèce de malheur un curé si méritant et si instruit ce qui me fera toujours redouter la comparaison. Je promets donc de conserver fidèlement et de veiller sur son cher troupeau.

                            Signé : Bidault

 

1 juillet 1791

          Vente par François Deligny, tonnelier, et Marie-Anne Rebière, sa femme, demeurant à Ludes, d'immeubles sis au terroir de Mailly, moyennant 460 livres par contrat passé devant Me Jacquelet, notaire à Ludes.

 

14 Juillet 1791

         Tous les citoyens actifs prêtent serment de fidélité à la nation, à la loi et au Roi, sur la place dite "St Jean", vis à vis La Halle.

 

31 Juillet 1791

         Aux termes du décret de l'Assemblée Nationale, la communauté est obligée de nommer un collecteur et dépositaire pour percevoir non seulement la taille ou l'impôt foncier de la paroisse mais encore le droit de patenter des artisans et ouvriers : toutes les voix se sont portées sur Jean Baptiste BEAULIEU le jeune, maître maçon.

 

Le 23 août 1791

         La révolution faisant son œuvre, le Sr Christophe Perthois maire de la commune de Ludes et son assemblée demandent aux administrateurs du directoire au district de Rheims d'échanger leurs trois cloches cassées contre les trois grosses de l'église St Etienne de Rheims, ce qui leur est octroyé. Cette église rémoise fut supprimée comme beaucoup d'autres à cette époque.

         Le Sieur Christophe Perthois sera nommé afin de transiger et faire prix avec les ouvriers pour descendre les dites cloches de Saint Etienne, les conduire à Ludes, les remonter au clocher et y faire faire des moutons s'il en est nécessaire, en un mot "faire tout pour le bien de la communauté" jusqu'à ce que les dites cloches puissent être en état d'être sonnées, promettant d'avoir le ton pour agréable d'huy passé ces dépenses ...

         Ces trois nouvelles cloches pesaient 2100, 1500 et 1000 livres.

Le 27 novembre 1791, le marché n'est toujours pas conclu avec les ouvriers connaisseurs. Le nouveau maire Jean Beuzart-Coquot, tuilier, nomme trois commissaires, Sr Pierre Perthois, Etienne Jupin et Nicolas Michelet notables de la dite municipalité, pour effectuer l'échange.

 

8 Septembre 1791

         Afin d'établir le rôle de la contribution foncière et mobilière, le conseil municipal procède à l'estimation du revenu net de chaque arpent de vignes, de terre, bois et savarts.

Ci-dessous, le revenu net par arpent de vigne.

         Vignes

16 livres : les Bas de Ludes, les Carelles, les Coutures, les Cadardes, les Brunionnes, les Jaunets, les Beaux Regards, la Croix le Prêtre d'en bas, les Hoquas

 

16 septembre 1791

         Vente de biens nationaux :

         Trois quartels de vignes, terroirs de Chigny, lieudit aux Bassignons, dépendant de la cure de Ludes. Une offre de six cent livres est faite par le sieur Baron, demeurant à Reims.

         1ère adjudication : personne ne s'étant proposée pour surenchérir, les biens ont été adjugés au sieur Baron. Charges particulières : l'adjudicataire sera tenu de payer les façons des vignes, le prix des échalas, le fumier, si aucun n'a été fourni.

         15 jours après, adjudication définitive : l'enchère est portée à 1200 livres puis à 1500 livres par le sieur Berton. Les biens nationaux sont adjugés au sieur Joseph BERTON, cultivateur à Reims. Cette somme est payable : cent quatre-vingt livres dans le mois qui suit, treize cent vingt livres en 12 annuités de chacune 148 livres, 17 sols, 9 deniers, intérêts compris.

 

         48 verges de vignes, terroir de Chigny, lieudit Sur le Mont, dépendant  de la cure de Ludes.

         1ère adjudication : 200 livres par le sieur CHENTIN, demeurant à Reims.

         2ème adjudication : 200 livres par le sieur CHENTIN, 550 livres par le sieur PETIZON fils, 755 livres par le sieur JACQUELET.

         Adjugé à Nicolas Marie JACQUELET, demeurant à Ludes : paiement, 90 livres 12 sols dans le mois qui suit, 664 livres 8 sols en 12 annuités de 74 livres 18 sols 9 deniers, intérêts compris.

 

13 novembre 1791

           Les citoyens sont convoqués dans l'église, à la fin de la messe, pour procéder à l'élection d'un maire, d'un procureur fiscal, de trois officiers municipaux et de six notables pour remplacer les sortant.

Sont élus :

Maire : Jean BEUZART COQUOT, tuilier

Procureur : Simon MENU

Officiers : Sébastien LOUIS, Pierre PERTHOIS, Thomas MEUNIER

Notables : Nicolas CHANDELOT, Jean Remy MALINET, Jean Baptiste LABRUYERE, Christophe BRESSE, Jacques MICHELET,

Charles BRUYERE.

 

26 Novembre 1791

         Vente de bien nationaux :

Trente-six jours de terres en une pièce, terroir de Ludes.

1ère adjudication : 900 livres par le sieur Claude JOLIBOIS de Reims.

2ème adjudication : 1200 livres par le sieur PONSINET Fils, puis 1600 livres par Nicaise TRITAN, laboureur à Mailly.

                  

15 jours de terre sur le terroir de Ludes.

1ère adjudication : 1830 livres par le sieur SAGUET demeurant à Reims.

2ème adjudication : 3000 livres par JOUVANT Fils, puis 3025 livres par Joseph BERTON, laboureur à Reims.

                           

Deux boisseaux et demi, lieu-dit Les Clôtures, dépendant des biens de la fabrique.

1ère adjudication : 150 livres par Claude JOLIBOIS domicilié à Reims.

2ème adjudication : 215 livres par PETIZON Fils au profit du sieur JACQUELET de Ludes.

                           

Onze verges lieu-dit Les Jeanvels, nature de vignes, exploitées par la fabrique de Ludes.

1ère adjudication : 120 livres par le sieur LAMBERT domicilié à Reims.

2ème adjudication : 130 livres par PETIZON Fils, 140 livres par COUSINET, puis 150 livres par PETIZON Fils au profit du sieur JACQUELET de Ludes.

                           

Une pièce de bois broussailles, lieu-dit La Fosse aux Bellais, contenant environ six boisseaux.

1ère adjudication : 100 livres par le sieur MALLART domicilié à Reims.

2ème adjudication : 310 livres par Christophe SAINTIN, cultivateur, domicilié à Ludes.

 

4 décembre 1791

         Jean BEUZART, maire, propose qu'il est de la plus grande urgence de faire construire un arc-boutant à l'église pour maintenir les voutes de la chapelle de St Nicolas.

Il propose également de faire abattre deux ormes qui sont dans le cimetière et de faire replanter des ormes et tilleuls pour la décoration de la paroisse.

 

11 décembre 1791

        Vente de biens nationaux dépendant de la Fabrique de Ludes :

 

36 jours de terre en une pièce assise au terroir dudit lieu, estimée 900 liv. Une ferme consistante en 44 arpens 10 verges de terre, sise à Puisieulx, estimée 2288 liv. Quinze jours de terre sis au terroir de Reims, non compris la partie acquise par le Sr Montlaurent, Meûnier, à titre de surcens, et sur laquelle était assis le Mont de la Housse où se trouve un moulin à vent, estimés 1830 liv. Trois pièces de vignes sises au terroir de Ludes, estimées 425 liv. Une pièce de bois-brocailIes, estimée 100 Iivres.

 

 

18 décembre 1791

         Alors qu'on se prémunit contre les attaques des ennemis de l'état, en armant les habitants, achetant des hallebardes, des spontons, douze fusils, balles, poudre, pierres pour faire face aux ennemis de la constitution, Adam Arnould et Etienne Jupin recevront chacun quarante sous pour les peines qu'ils se sont donnés à descendre les cloches. Pierre Michelet, Servais Beuzart, Jean-Remy Malinet laboureurs au dit Lude percevront 42 livres chacun pour conduire les cloches de Ludes à St Etienne de Rheims

 

1 janvier 1792

        Sont nommés "Gardes-Vignes" pour veiller à la sureté des vignes, dresser procès-verbaux contre les délinquants pour l'année 1792 : Christophe PERTHOIS, Jean Remy HOUY et Nicolas QUATRESOLS.

 

1792 Construction de la Ferme de Montfournoy.

 

28 octobre 1792

        La Loi du 20/09/1792 ordonne qu'il soit nommé un officier public pour écrire sur les registres destinés aux naissances, mariages et décès des citoyens de chaque municipalité. Le citoyen Alexandre Benoit Joseph LEJEUNE a obtenu la majorité des suffrages.

(Le citoyen LEJEUNE est le prêtre de la commune)

 

3 décembre 1792

          Le citoyen Michel LEMERY a été nommé Juge de Paix du canton de Rilly.

 

9 décembre 1792

          Suivant le décret de la convention nationale, une nouvelle municipalité doit être formée.

50 votants

Maire : Nicolas CAQUÉ

Procureur de la commune : Adam JUPIN

5 officiers municipaux : Alexandre Benoit Joseph LEJEUNE (curé de Ludes), Christophe SAINTIN-PERTHOIS, Adam QUATRESOLS, Jean MENU, Pierre MICHELET.

12 notables : Laurent VILLAIN, Christophe JUPIN, Jean Pierre BEAULIEU, Adam BEUZART, Jean GOUGELET, Jean Baptiste COQUOT, Jacques Nicolas DUCHATEAU, Jean Nicolas SAINTIN, Nicolas QUENARDEL, Nicolas ROMAGNY, Jean DEROZIER, Jean Pierre "LEGUY" ?

4 assesseurs au juge de paix : Jean Baptiste BEAULIEU, Jacques HEMART, Adam FENEUILLE, Pierre PERTHOIS.

 

30 décembre 1792

          Nomination de 3 gardes vignes pour l'année 1793 : Jean GOUGELET, Nicolas MARTINET, Jean Nicolas SAINTIN.

 

11 mars 1793

          La commune doit fournir 11 soldats pour la défense de la Patrie. Un cahier d'inscription est présenté pour les volontaires (Âge de 18 à 40 ans).

 

13 mars 1793

          Aucune inscription volontaire n'ayant été enregistrée sur le cahier, un tirage au sort est appliqué pour désigner les "11 volontaires" pour le service de la Patrie. Sont désignés : Claude VIVIEN, Claude GENY, François MENU, Henry MASSELOT, Jean Baptiste CHAMELOT, Jean Baptiste MIGNON, Louis RAILLET, Pierre DUMANGIN, Sébastien ADAM, Thomas FENEUIL, Jean Baptiste COUTURE.

 

12 octobre 1793

          Nomination de deux commissaires, Marc RENAULT et Louis CHARDRON, pour travailler au ramassage du salpêtre (pour la fabrication de la poudre à canon).

 

15 novembre 1793

         Pour se conformer au décret de l'article du département de la Marne, la commune procède à l'adjudication au rabais pour descendre et conduire 2 cloches et 2 cordes à l'évêché de Rheims servant de dépôt.

         Ces dernières prirent ensuite le chemin du port d'Epernay conduites par le Sieur Bautereau, voiturier et convoyées par bateau au port St Bernard à Paris par Mr Lepreux marinier, rémunéré 30 livres le mille pesant.

         Déposées à l'hôtel des monnaies, elles termineront leur terrible voyage dans les bouches de fonderies de la République pour la fabrication des canons. Quant aux cordes elles seront envoyées vers les ports de mer.

         De grande utilité en cas d'incendie et de rassemblement, une seule cloche échappera au massacre et subsistera dans le clocher jusqu'en 1813. (pour garder la cloche à demeure, les habitants furent obligés de convertir le poids de celle-ci en poids de métal. Pour cela Guillaume Bezanson, administrateur provisoire du district de Reims, viendra dresser et enlever le 2 novembre 1793, toutes les matières en or, argent, cuivre, étain, composant les croix, ciboires, calices, lampes, chandeliers, vases, dôme des fonts baptismaux et autres objets servant au culte, soit 2127 livres au total).

         En 1813, 3 nouvelles cloches fondues à la générosité des habitants auxquels elles appartiennent, prirent place dans le beffroi communal.

                           

         La plus grosse "Marie" pèse 560 kilos nommée par Antoine Charles Louis Coquebert de Montfort, maire de Ludes et par dame Marie Catherine Alaîne épouse de Mr de Cambray.

         Sur la moyenne on note : "L'an 1813 j'ai été nommée 'Julie' par Sr Nicolas Cloquot-Grévin négociant en vin à Reims, propriétaire à Ludes. Elle a de poids 400 kilos".

         La plus petite "Marie-Magdeleine" 1813, 265 kilos, tient son nom de Monsieur Jacques Thierry Lelarge, orfèvre à Reims et dame Marie-Magdeleine Prévot, religieuse à l'Abbaye d'Andrecy, retraitée à Ludes.

 

24 Novembre 1793 (4 frimaire an 2)

         Ventes de biens nationaux appartenant à Adélaïde et Victoire CAPET, émigrées, tantes de Louis XVI.

                  

         Une pièce de vigne contenant 27 verges deux tiers, lieu-dit Les Carelles, royée au nord par Claude COQUOT, au midi rue Sente à Pied. Estimation : 200 livres. Adjudication : 300 livres par la citoyenne PENOTTE de Ville en Selve, 400 livres par MENU de Chigny, 500 livres par la citoyenne PENOTTE, 600 livres par le citoyen BERTON, 640 livres par la citoyenne PENOTTE, adjugée à 645 livres au citoyen Joseph BERTON, cultivateur à Reims

         Un arpent de terre contenant 37 verges, lieu-dit Les Flammées, royé au midi à BRULARD, adjugé 830 livres à Nicolas Marie JACQUELET, domicilié à Ludes, Notaire.

         Dix verges un tiers de vigne, lieu-dit Les Flammées, royées au midi à Nicolas FOUREUR, au nord à Pierre PERTHOIS. Adjugée 110 livres à Nicolas Marie JACQUELET.

         Un arpent 94 verges deux tiers, lieu-dit Le Grand Clou Coulevant, royé au levant à COQUEBERT, au couchant rue Sente à Pieds. Adjugé 3175 livres à Nicolas Marie JACQUELET.

         42 verges de vigne, lieu-dit Les Champierres, adjugées 425 livres à Nicolas Marie JACQUELET.

         12 verges de vigne, lieu-dit Derrière le Mont, royées au midi aux citoyens BRUYANT Frères et au nord à Adam QUATRESOLS. Adjugées 360 livres à Remi Attanase LINOTTE.

         1 arpent 99 verges de vigne, lieu-dit Les Petites Flammées, royé au midi à Pierre PERTHOIS, au nord au citoyen COQUEBERT. Adjugé 2350 livres à R. A. LINOTTE.

         42 verges 16 pieds, lieu-dit Le Grand Clou Coulevant, royées au midi à Jean Baptiste LA BRUYERE, au nord à Christophe BEUZARD. Adjugées 1200 livres à R. A. LINOTTE.

         19 verges de vigne, lieu-dit Les Beaunes, royées au midi par Etienne CHAUVET de Chigny, au nord par le citoyen AUBERT. Adjugées 160 livres à R.A. LINOTTE.

         10 verges 5 pieds en vigne, lieu-dit Les Beaunes, royées au midi par J.B. MENU de Chigny, au nord par Pierre QUENARDEL. Adjugées 45 livres à R.A. LINOTTE.

         1 arpent 42 verges 2/3 de vigne, lieu-dit Les Grimpants, royé au levant et couchant par le citoyen COQUEBERT. Adjugé 1500 livres à Remi Attanase LINOTTE.

         16 verges 5 pieds en plante, royées au midi par la veuve Nicolas CHAMELOT, au nord par la citoyenne MILLET. Adjugées 90 livres à Jean Remi MALINET.

         34 verges, lieu-dit Les Chemins d'Amis, royées au midi par Henry SAINTIN, au nord par Sébastien LOUIS. Adjugées 255 livres à Adam BEUZART.

         55 verges 2/3, lieu-dit Les Chapierres, royées au levant à l'hôpital général de Reims, au couchant au citoyen DECAMBRAY. Adjugées 305 livres à Jean Nicolas MENU domicilié à Ludes.

         Une grange située au village de Ludes, lieu-dit La Grande Rue, contenant 8 verges, royée au midi par Pierre BEUZART, au nord par une rue, d'autre la citoyenne BIDAULT. Adjugée 1425 livres à Jean Pierre DELIGNY.

         16 arpents 94 verges de terre, lieu-dit Le Mont Fournois, à prendre sur moitié de 33 arpents 99 verges, royés au levant par Jean Baptiste GOUGELET. Adjugés 300 livres à Nicolas Noël HOURY.

         Moitié d'une pièce de terre contenant 16 arpents 94 verges, lieu-dit Le Mont Fournois. Adjugée 350 livres à Nicolas Noël HOURY.

         8 arpents 95 verges, lieu-dit Le Mont Fournois, royés au levant par Jean GOUGELET, Jean Remy MALINET et BRUYANT Frères, d'autre les héritiers Noël ROBERT et BRULARD de Sillery. Adjugés 1825 livres à Nicolas Noël HOURY.

         7 arpents 4 verges, lieu-dit Les Corrignés, tenant à la veuve Claude MILLET, d'autre à la veuve MILLET et Claude GOUGELET. Adjugés 1350 livres à Nicolas Noël HOURY.

         7 arpents 27 verges, lieu-dit Le Champ l'Enfant, tenant au chemin de Mailly au midi, au nord à Jean Baptiste GOUGELET. Adjugés 525 livres à Jean Remi MALINET.

         6 arpents 42 verges, lieu-dit Le Chemin de Clicquot, royés d'un côté le chemin de Clicquot, d'autre les citoyens COQUEBERT et Jean BEUZART et au chemin de Reims à Mailly. Adjugés 465 livres à Thomas GENOTEL.

         44 arpents de terre, lieu-dit Champ Perchon, royés au couchant par DECAMBRAY et COQUEBERT et au chemin de Clicquot à Chigny, d'autre à Nicaise TRITTANT. Adjugés 2025 livres à Nicolas Noël HOURY.

         44 arpents de terre, lieu-dit Champ Perchon. Adjugés 2025 livres à Christophe SAINTIN de Ludes.

         27 arpents, lieu-dit Champ Perchon, royés au couchant par COQUEBERT, au nord par BRULARD. Adjugés 1775 livres à Jean Baptiste GENY.

         2 arpents, lieu-dit Les Ermisseaux, royés au midi par la veuve Claude MILLET, au nord par Jean BEUZART et Simon FEUTRAY. Adjugés 560 livres à Jean Baptiste LABRUYERE.

         6 arpents 97 verges, lieu-dit La Maison Blanche, royés au midi par Claude REBIERE et la veuve MILLET, au nord par Pierre BEUZART. Adjugés 215 livres à Jean BEUZART-COQUOT.

         22 arpents 75 verges, lieu-dit Les Garennes, royés au nord par BRULARD. Adjugés 4450 livres à Remi ROGELET de Tauxières.

         6 arpents 1/2, lieu-dit Les Garennes, royés au nord par COQUEBERT. Adjugés 655 livres à Remi ROGELET.

         6 arpents 1/2, lieu-dit Les Garennes, royés au midi à DECAMBRAY, au nord à COQUEBERT. Adjugés 635 livres à Remi PLOIX, curé de Fontaine.

         306 verges 1/3 de bois garenne, lieu-dit Les Garennes. Adjugées 1149 livres 6 sols à Remi ROGELET.

 

         Vente de biens nationaux ayant appartenu à l'émigré VIDART dit SAINT CLAIR.

         3 quartels de vigne, lieu-dit Les Beaux Regards, royés au midi par Pierre MENU de Chigny, au nord par Claude COQUOT l'aîné. Adjugés 850 livres à Joseph BERTON-GUILLAUME.

         1/2 quartel de vigne, lieu-dit Les Beaux Regards, royés au midi par Claude COQUOT l'aîné, au nord par Jean CHAUVET de Chigny. Adjugé 185 livres à Jean Nicolas MENU de Ludes.

         1/2 quartel de vigne, lieu-dit Les Hocats, royé au midi par Etienne DUPONT de Chigny, au nord par la citoyenne BERRIEUX de Reims. Adjugé 425 livres à Jean Nicolas MENU de Ludes.

         1/5 quartel de vigne, lieu-dit Les Cadardes, royé au midi par la veuve Jean VIVIN, au nord par Etienne PORTEVIN. Adjugé 460 livres à Jean Nicolas MENU.

         6 boisseaux de vigne, lieu-dit Les Noyers l'Herbier, royés au midi par la veuve Sébastien JUPIN, au nord par François DUVAL de Chigny. Adjugé 220 livres à Jean Nicolas MENU.

         2 quartels, lieu-dit Les Noyers l'Herbier, royés au midi par les héritiers Jacques COMPAIN et Christophe BEUZART. Adjugés 225 livres à Remi ROGELET.

         6 boisseaux de vignes, lieu-dit Les Noyers l'Herbier, royés d'une part par la veuve MELIN au sud, au nord par Nicole POLEAU. Adjugés 180 livres à Jean Nicolas MENU.

         1/2 quartels, lieu-dit Les Carelles, royé au midi par le citoyen DECAMBRAY, au nord de même. Adjugé 300 livres à Remi Attanase LINOTTE.

         6 boisseaux de vigne, lieu-dit Le Chemin d'Amis, royés au midi par BRUYANT Frères, d'autre par le citoyen CASSEL de Reims. Adjugés 150 livres à Jean Baptiste LENOIR domicilié à Billy.

         1 arpent, lieu-dit Les Garennes, royé au midi par Jean GOUGELET, au nord par Pierre Antoine SAINTIN. Adjugé 310 livres à Christophe BEUZART domicilié à Ludes.

         2 quartels de vigne, lieu-dit Les Garennes, royés au midi par BRYANT Frères. Adjugés 160 livres à Remi Attanase LINOTTE de Ville en Selve.

 

6 décembre 1793

          Le maire n'existe plus. Il est remplacé par l'officier municipal. Chaque premier jour du mois, un président sera nommé pour tenir la séance du conseil. Christophe SAINTIN est nommé premier officier municipal.

 

20 janvier 1794 (1 pluviose an 2)

          Nomination de trois gardes vignes : Adam BEUZART, Jacques BILLY, Henry COQUOT.

 

28 avril 1794 (9 floréal an 2)

          Le citoyen Jacques HAIMART a été nommé maréchal ferrant expert pour faire la visite des chevaux et mulets du canton de Rilly.

 

4 août 1794

         80 livres par an pour la conduite de l'horloge au Sr Adam Beuzart.

 

26 Avril 1795 (7 floréal an 3)

         Vente de biens nationaux ayant appartenu à Sébastien MASSY, émigré, ex-curé de Ludes, déporté.

         2 quartels, 2 boisseaux de vigne, lieu-dit Les Chemins d'Amis, royés au midi par Claude MONMARTHE, d'autre par Christophe BRESSE. Adjugés 2175 livres à Claude MASSY, domicilié à Reims.

         3 quartels 2 boisseaux de vigne, lieu-dit Les Beaux Regards, royés Christophe PERTHOIS, d'autre veuve Remy HURE. Adjugés 3925 livres à Claude MASSY, bourrelier.

         5 quartels, lieu-dit Les Beaux Regards, royés le Chemin de Chigny. Adjugés 5025 livres à Claude MASSY.

 

31 Juillet 1795 (13 thermidor an 3)

         Vente de biens nationaux ayant appartenu à l'émigré VIDART dit SAINT CLAIR.

         6 boisseaux de vigne, lieu-dit Le Noyer l'Herbier, royés au midi par Joseph MONMARTHE, d'autre par Nicolas POTEAUX. Adjugés 430 livres à Joseph Michel BILLET.

 

3 Août 1795 (16 thermidor an 3)

         Mise en vente de biens nationaux :

         Un arpent de vignes lieu-dit Aux Clos, royé le Grand Chemin de Charroie au levant, d'autre au sieur COQUEBERT, provenant de l'hôpital général de Reims, moyennant 7125 livres, acquis par Charles Louis LENAIN, tonnelier à Reims.

         Cinq boisseaux de vignes terroir de Ludes, lieu-dit au Clos, royé au levant au sieur COQUEBERT, d'autre à Pierre MICHELET et Nicolas ROMAGNY, traversant le chemin, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation 400 livres. Adjugé pour 1625 livres à Charles Louis LENAIN.

         Un arpent et un demi quartel de vignes, lieu-dit aux Flammées, royée vers midy à Jean Nicolas SAINTIN et d'autre aux sieurs BRUYANT frères, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 1200 livres. Adjugé 4350 livres à Charles Louis LENAIN.

         Six boisseaux de vignes dont le tiers en plantes lieu-dit aux Plantes, royée Adam JUPIN d'une part et d'autre DECAMBRAY, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 300 livres. Adjugée 505 livres à Charles Louis LENAIN.

         Trois boisseaux de vigne dont moitié en plante, lieu-dit aux Plantes, royée FRANCOIS d'une part et sieur JACQUELET d'autre, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 150 livres. Adjugée 400 livres à Charles Louis LENAIN.

         Deux quartels de savarts, lieu-dit La Perthe, royés COQUEBERT d'une part et François FOUREUR d'autre, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 100 livres. Adjugés 150 livres à Charles Louis LENAIN.

         Un arpent de vigne lieu-dit au Clos, royé le Grand Chemin de Charrois vers levant, d'autre au citoyen COQUEBERT, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 1200 livres. Adjudication : 4000 livres par la citoyenne LINOTTE de Ville en Selve, puis 5000 livres par le citoyen BERNARD, 7000 livres par le citoyen JACQUELET, adjugé 7525 livres à Charles Louis LENAIN.

         Cinq boisseaux de vigne lieu-dit au Clos, royé au levant COQUEBERT, d'autre Pierre MICHELET et Nicolas ROMAGNY, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 400 livres. Adjudication : 800 livres par Charles LENAIN, 1200 livres par la citoyenne CHAMPAGNE, adjugé pour 1625 livres à Charles LENAIN.

         Une pièce de vigne contenant six boisseaux dont le tiers en plantes, lieu-dit Aux Plantes, royée Adam JUPIN, d'autre citoyenne DECAMBRAY, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 300 livres. Adjudication : 400 livres par la citoyenne DUBOIS domiciliée à Reims, 475 livres par la citoyenne BOUDU, adjugée 505 livres à Charles Louis LENAIN.

         Un arpent et un demi quartel, lieu-dit Aux Flammées, royé vers midi Jean Nicolas SAINTIN, d'autre aux citoyens BRUYANT Frères, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 1200 livres. Adjugé 4350 livres à Charles LENAIN.

         Trois boisseaux dont moitié en plantes, lieu-dit Aux Plantes, royés Etienne FRANCOIS, d'autre citoyen JACQUELET, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 150 livres. Adjudication : 200 livres par le citoyen JACQUELET domicilié à Reims, adjugé 400 livres à Charles LENAIN.

         Deux quartels de vigne, lieu-dit Aux Clos, royés Jean BEUZART-COQUOT, d'autre Marguerite BEUZART, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 600 livres. Adjudication : 3100 livres par le citoyen COQUOT domicilié à Ludes, puis 4000 livres par le citoyen JACQUELET, adjugés au citoyen Nicolas SOURIS, fabricant, domicilié à Reims, rue du Cerf.

         Deux quartels, lieu-dit Aux Flammées, royés des deux côtés par la Citoyenne veuve BIDAULT-ALLARD, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 400 livres. Adjudication : 3000 livres par la citoyenne LINOTTE de Ville en Selve, adjugés 3050 livres au citoyen Jean Joseph CHENU-DENEVEUX, fabricant domicilié à Reims.

         Neuf boisseaux dont les deux tiers sont en plantes, lieu-dit Aux Flammées, royés au midi par Adam QUATRESOLS, d'autre par Nicolas POTAUFEU, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 500 livres. Adjudication : 1000 livres par le citoyen DAIX, puis 1200 livres par le citoyen CHENU, adjugés pour 1250 livres au citoyen Nicolas SOURIS.

         Cinq boisseaux, lieu-dit Aux Plantes, royés par la veuve Jean VIVIEN, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 250 livres. Adjudication : 600 livres par le citoyen LENAIN, adjugés pour 625 livres au citoyen Paul LORD, cordonnier, domicilié à Reims, rue Vieille Couture.

         Un quartel, lieu-dit Aux Champs à Richard, royé au chemin d'une part, d'autre à la veuve Pierre COLSON de Chigny, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 100 livres. Adjudication : 105 livres par le citoyen PONSIN domicilié à Reims, puis 120 livres par le citoyen LENOIR de Ludes, 200 livres par le citoyen LENAIN, adjugé pour 400 livres au citoyen Paul LORD.

         Un demi quartel de vigne, lieu-dit Champs Richard, royé à Louis MENU, provenant de l'hôpital général de Reims. Estimation : 50 livres. Adjugé 205 livres à Paul LORD.

 

17 Juillet 1796 (29 messidor an 4)

         Vendu au citoyen Adam QUATRESOLS de Ludes, les domaines nationaux dont la désignation suit :

         - le ci-devant presbytère de la commune de Ludes, consistant en bâtiments, cour, jardin, vignes. Les dits biens évalués suivant le procès-verbal du 26 de ce mois par le citoyen Jean Baptiste BEAULIEU.

                  

         Procès-verbal d'estimation : le presbytère de Ludes, tenant d'une part à la rue, d'autre à l'église, et au couchant à la veuve Jean Baptiste CANARDELLE. La maison consiste :

         1° en une cour dans laquelle on entre de la rue par une petite porte, contenant quatre toises et demie carrée. A droite en entrant dans la dite cour, est un bâtiment, entre elle et le jardin, contenant 22 toises 2/3 carrée, composé au rez de chaussé d'un vestibule traversant, une cuisine, deux chambres et un cabinet au dépens duquel est pris l'escalier avec entrée sur le vestibule. Au-dessous de cet escalier, la descente à la cave ayant son entrée sur la cour...

         L'ensemble valait en 1790, en revenu annuel, la somme de 150 livres, lequel revenu multiplié 18 fois d'après la loi, donne en capital la somme de 2700 livres.

         Au premier étage, un corridor dans lequel se retrouve l'escalier du rez de chaussé au 1er étage et par continuation celui du 1er étage au grenier, deux chambres et trois cabinets. Au-dessus du 1er étage, un grenier de même superficie que le bâtiment, terminé par un comble couvert en tuile et à deux pentes, avec croupe à une extrémité dans lequel grenier et un cabinet.

         Sous le rez de chaussé, deux petites caves. Au fond de la cour sus nommée, un petit bâtiment servant d'office.

         Composé d'un jardin en suite du bâtiment, contenant 56 toises carrée environ, avec porte de sortie par le cimetière. Au fond du même jardin est une basse (cour) contenant 16 toises carrées, dans laquelle on entre par une porte à charroie. Au fond de ladite cour est un bâtiment contenant trois toises 1/3 carrées, composé d'un fourny et un hangar, terminé par un comble couvert en tuiles et un appenty.

         A la suite du dit hangar, un autre bâtiment contenant 9 toises et demie carrée, composé d'un cellier, au-dessus un grenier terminé par un comble couvert en tuile et à deux pans. Encore que dans la même cour sont les bâtiments, un poulailler et un "rang" à porc.

         Un jardin potagé et vergé faisant haie, vis à vis le presbytère séparé seulement de la rue, dans lequel on entre de la dite rue, contenant environ trente verges, tenant d'une part aux vignes, d'autre à la veuve VIVIEN et butant à Nicolas LEGRAND-LEJEUNE et autres particuliers, d'autre part à la rue, lequel jardin est formé de haie au pourtour à l'exception de deux petites portions de mur.

         Une pièce de vigne lieudit les Beaux Regards, royée au nord à la veuve Nicolas CHAMELOT, au midi à la veuve Jacques PICART, butant par bas au grand chemin, d'autre à plusieurs particuliers, contenant treize verges, laquelle pièce de vignes a été concédée à la cure pour compléter les 50 verges.

         Pour le jardin potagé, vergé et la pièce de vignes, valait en 1790 en revenu annuel la somme de 24 livres, lequel revenu multiplié 22 fois d'après la loi donne en capital la somme de 568 livres.

         Total en revenu la somme de 174 livres et en capital la somme de 3268 livres.

         Cette vente est faite moyennant la somme de 3268 francs, que l'acquéreur promet de payer à la République en mandats territoriaux ou promesse de mandats, savoir, moitié dans la décade de ce jour, et l'autre moitié dans les trois mois.

 

15 Août 1796 (28 thermidor an 4)

         Vente d'une maison d'école située à Ludes, dépendant des biens de la fabrique, au citoyen Nicolas Remy QUENARDEL, domicilié à Verzenay.

         Procès-verbal d'estimation de la maison où loge l'instituteur à Ludes : cette maison est située à Ludes, lieudit La Grande Place, qu'elle consiste en un corps de logis composé au rez de chaussé de trois pièces dont une cuisine, une école et une autre petite place. Trois autres pièces au-dessus sur lesquelles règne un grenier. Petite cour derrière lesdits bâtiments dans laquelle est un "roue à porc". Jardin répondant sur la dite grand place par une porte batière. Le dit corps de logis ayant cinq toises de longueur sur trois toises deux pieds de hauteur, trois toises cinq pieds de largeur de pignon, bâti en blocailles, le tout couvert en tuiles plates. La circonférence, tant de la cour que du jardin et bâtiment, contenant quatre verges et demi tenant du levant à Nicolas LE NOIR qui a droit de goutte et de la vue par une fenêtre sur la petite cour, du couchant au sieur Nicolas BEUZART et Bertrand QUENARDEL qui ont pareillement droit de goutte sur la dite cour qui répond sur une ruelle du septentrion et du midi à la dite grande place.

         Bâtiments et dépendances, dans l'état actuel, valaient en 1790, en revenu annuel la somme de 45 livres, lequel revenu multiplié par 18 fois d'après la loi, donne en capital la somme de 810 livres.

 

9 Septembre 1796 (23 fructidor an 4)

         Vente de biens nationaux ayant appartenu à l'émigré VIDART dit SAINT CLAIR.

         40 verges de savart, lieu-dit Les Noyers l'Herbier, royés au nord par Claude DUCHATEL. Adjugés 44 francs à Adam QUATRESOLS.